05/05/2008
Une expérience effrayante...
Bonjour à tous,
Hier je suis, encore une fois, parti m'entrainer. Pour changer, je ne voulais pas aller une énième fois sur le canal de l'Ourcq, j'ai donc démarré à partir de chez moi et j'ai pédalé en direction du bois de Vincennes. Avec le beau temps au rendez-vous, je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée mais vu l'heure matinale, je pouvais tout de même pédaler à mon rythme sans trop gêner les familles encore peu nombreuses. Aux abords d'un passage un peu étroit j'ai tout de même testé ma réactivité et la force de freinage de mon frein à disque, évitant de peu un cycliste qui s'était arrêté devant moi. Je suis donc reparti de plus belle, profitant de ce soleil et de mon nouvel appareil GPS me donnant ma vitesse, ma distance parcourue et une fonctionnalité très appréciable de pouvoir retranscire, à posteriori, mon itinéraire sur Google Earth (vous en verrez très prochainement l'intérêt). Un peu plus loin, je trouvais que je forçais trop par rapport au braquet enclenché. Me remémorant alors l'incident (le freinage brusque) survenu un peu plus tôt, je me suis dit qu'il devait y avoir un problème avec mon frein à disque et que freiner un bon coup sec allait tout remettre en place... Quelle erreur, la réaction d'Héméra ne fut pas du tout celle escomptée puisque la roue directrice (attachée au cadre grâce à un axe à démontage rapide) décida de se déchausser... Mon vélo a donc piqué du nez sur la roue directrice et je me suis retrouvé à l'arrêt de façon quelque peu brutale.
Ai-je totalement cassé mon vélo ? Est-ce que le frein à disque, très fragile, est touché ? Est-ce que mes pignons sont abîmés ? L'ossature d'Héméra est-elle toujours intacte ? Tant de questions qui m'ont traversées l'esprit. Je déplace donc ma monture sur le bas côté et remercie qui de droit, d'avoir choisi un endroit plutôt calme pour faire cette expérience effrayante...
Comment allais-je rentrer jusqu'à chez moi, car je n'avais pas avec moi mon fauteuil à contrario de lors de mon périple ? Appeler des amis prendrait beaucoup de temps et ils ne seraient pas là au fin fond de la Norvège... Il fallait donc se débrouiller seul et ne compter que sur soi-même. Je remis donc la roue dans ses petits crochets veillant à bien serrer l'axe à démontage rapide. Après quelques vérifications et après avoir vérifier les freins, je me rend compte que ceux-ci freinent toujours la roue. Mes connaissances en vélo n'étant pas encore au top niveau, je décidais de n'utiliser que l'essentiel pour revenir chez moi et prévoir les réparations une fois à la maison. Je suis donc bien rentré et attends d'avoir un peu de temps pour très rapidement aller chez un vélociste pour faire vérifier les freins et la totalité du vélo pour que cet incident ne se reproduise pas.
Même si j'ai eu très peur sur le coup, je suis heureux que cela se soit produit sans gros trafic et dans des conditions favorables, c'est à dire au soleil et pendant un entrainement.
D'autre part, je profite de cette nouvelle pour vous dévoiler le nom du sponsor qui rejoint notre aventure: Jaeger-LeCoultre...
Départ: J-28 (ça se rapproche vraiment...)
13:45 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : handbike, paraplégique, handikapp-nord
10/03/2008
Le Projet HandiKapp-Nord et l'ICM
Un petit point sur le projet. Ca avance, ça avance très vite…
Nous avons commencé une collaboration avec l’ICM.
L’ICM, un institut de recherche sur le cerveau et la moelle épinière qui sera le destinataire de la récolte de fonds. En effet, participer à la recherche est une chose qui me tient à cœur. Peut-être que grâce à ce projet et grâce à vous, je pourrais ainsi que plein d’autres paraplégiques, retrouver l’usage de mes jambes.
J’espère que c’est réaliste d’y croire…
« L’ICM est un centre unique au monde qui regroupe en un même lieu les malades, les chercheurs et les médecins ». L’ICM, dont le président est le Professeur Gérard Saillant (il a récemment opéré le footballeur brésilien Ronaldo), c’est une équipe de 600 chercheurs et techniciens qui oeuvreront, à partir de 2009, dans 22 000 m2 de laboratoires sur le site de la Pitié-Salpétrière. Si vous voulez avoir plus d’informations sur cet institut, je vous invite à vous rendre sur leur site: www.icm-institute.org.
Ceci pourrait paraître simple mais trouver un destinataire pour les fonds était beaucoup plus long et difficile qu’il n’y parait. Je suis très heureux avec le choix de l’ICM, j’apprécie leur disponibilité, leur dynamisme, leur stratégie de communication et leur intérêt pour le projet Paris-Nordkapp.
Autre avancée du projet, j’ai reçu les premières donations et ça me touche énormément.
D'autre part, certains médias commencent à revenir vers moi intéressés par l’idée originale du projet, il en va de même pour les sponsors, j’espère que toutes ces pistes vont se concrétiser rapidement.
Je le répète, n'hésitez pas non plus à transmettre le projet autour de vous et si vous pensez que le projet est susceptible d'intéresser un sponsor potentiel et que vous avez des contacts privilégiés au sein de l'entreprise, n'hésitez pas à me faire passer l'info.
Départ: J-87
Vous souhaitez participer à l'aventure en réalisant une donation. Vous pouvez le faire en envoyant un chèque à l'ordre de "Will on Wheels" (mon association) à l'adresse suivante:
Will on Wheels
56 avenue de la République
75011 PARIS
21:55 Publié dans Le projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : icm, moelle épinière, paraplégique, handikapp-nord
15/02/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 3
Prêt pour de nouvelles anecdotes...
- Aujourd’hui on utilise être handicapé à toutes les sauces dans le cadre d’insultes « gentille »… Handicapé de la cuisine, handicapé du volant, handicapé de l’amour, ou même handicapé tout court. Finalement, nous handicapé sommes sans cesse au centre des débats… A ce rythme le nombre d’handicapés croit très vite, toutefois une insulte que je n’ai jamais entendu c’est : handicapé des jambes. C’est sûrement par respect...
- Comme tout valide, les personnes en fauteuil roulant ont, depuis quelques années, la possibilité d’aller voir un film au cinéma. Le problème reste que le choix de votre place est plutôt restreint, c’est soit le premier rang auquel vous êtes garantie de terminer avec un torticolis, qui plus est, si vous restez dans votre fauteuil roulant. Selon l’aménagement de la salle l’autre possibilité est d’être au rang des cancres, au fond de la salle. Vous n’avez tout bonnement pas le droit de vous asseoir où bon vous semble comme n’importe quel valide.
- Une chose est de rester toute la journée dans votre fauteuil roulant, à la première occasion et bien sûr si votre niveau de handicap vous le permet, vous souhaitez bondir hors de celui-ci. Que ce soit sur un canapé, un bon fauteuil de cinéma, un beau et confortable fauteuil, les genoux d’une jolie fille ou sur une pelouse bien verte et bien tendre, n’importe quelle excuse est bonne…
Une fois je me suis justement assis sur une de ces magnifiques pelouses qu'offrent les jardins danois sans prendre conscience que mon fauteuil était en pleine descente. Celui-ci se mit alors à prendre de l’allure et à foncer en direction de l'étang qui se trouvait en contrebas, juste le temps de me retourner pour hurler à la personne qui se trouve avec moi que mon fauteuil est en train de se faire la malle. Cette personne (qui se reconnaîtra sûrement) réagit immédiatement et couru avant de glisser pour, in fine, rattraper le fauteuil par le bout des doigts. Il était moins une…
A vendredi prochain pour de nouvelles aventures...
20:01 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fauteuil roulant, paraplégique, handicap
08/02/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 2
Cette semaine, trois petites anecdotes viennent s'ajouter à celle de la semaine dernière...
- Quand nous roulons dans la rue, nous scrutons toujours le trottoir. Ceci comme les valides afin de ne pas faire une rencontre fortuite avec les excréments du meilleur ami de l’homme. En fauteuil, vous ne marchez pas, vous roulez et c’est donc à vos mains que vient se coller cette substance collante et puante. A bon entendeur…
- Lorsqu’il y a une queue importante en supermarché, on me propose parfois de passer devant économisant ainsi de longues minutes d’attente alors que comme les valides je peux très bien attendre dans une file comme tout le monde. Par contre le fait que certaines personnes utilisent les caisses prioritaires sous prétexte qu’il y a moins de monde est impardonnable. Dans certains magasins ces caisses sont souvent les seules qui sont assez larges pour laisser passer un fauteuil.
- L’usage du fauteuil roulant s’avère être une arme redoutable et stratégique lorsque vous allez dans un café ou en soirée. En effet, il m’est arrivé régulièrement que des filles veuillent s’asseoir sur mes genoux attirant la curiosité de certains et le respect d’autres. Je ne vais certes pas m’en plaindre, je compatis juste avec les valides qui n’ont pas, vous le nommerez comme le voudrez, cette chance ou ce charme :-) Etre en fauteuil peut aussi avoir du bon...
20:25 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fauteuil roulant, paraplégique, handicap


