<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>HandiKapp-Nord - l-aventure-a-commence</title>
        <description>Un paraplégique au delà du Cercle Polaire</description>
        <link>http://www.handikapp-nord.org/l-aventure-a-commence/</link>
        <lastBuildDate>Wed, 22 Oct 2008 18:30:42 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/18/un-nouveau-record.html</guid>
                <title>Un nouveau record</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/18/un-nouveau-record.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 21:46:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai enfin accès à internet donc j’ai mis les articles en retard ceux du 14, 15, 16, 17 et 18 juin. J’ai aussi ajouté un article écrit par Maud qui relate son expérience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mardi – Je ne me lève pas trop tard car ce matin, il y a mon colis qui arrive. Je plie toutes mes affaires et le hollandais que j’ai rencontré la veille vient à ma rencontre pour voir mon matériel. Il va aussi au Cap Nord sur un vélo couché et réalise au minimum 100 km/ jour. Nous fonçons ensemble à le réception et mon colis est bien là. ENFIN… Je charge tout à bord de ma remorque et je suis prêt à décoller. L’arrivée est encore à définir. Je débute par 30 km dans les collines, ça monte pas mal et ça descend pas beaucoup. Dans une des côtes je me fais dépasser par une voiture que je reverrais quelques kilomètres plus loin et qui s’arrêtera pour venir parler avec moi. La femme qui conduit cette voiture parle, en plus, très bien français… J’en profite pour avaler mon petit casse-croûte et je repars aussi vite. Les dénivelés diminuent et j’acquière un très bon rythme et au passage de Hammerdal je me dis que je peux continuer jusqu’au village de Stormsund. A l’approche de ce dernier, le paysage change, la luminosité est différente, la végétation laisse un peu plus de place à autre chose que des pins et le soleil brille. En arrivant à Stormsund une voiture me dépasse à toute allure… ce sont des policiers, deux minutes plus tard une autre voiture de police. Notez que c’est la première fois que je vois la police suédoise. Au passage d’une maison quelqu’un qui m’a dépassé quelques heures plus tôt en voiture, m’arrête pour me poser quelques questions. Le temps de lui raconter mon parcours et je repars pour arriver vite à Stormsund. Il y a plein de gens debout sur la barrière du camping, je me dis que ça ne peut pas être pour moi et je constate alors un carambolage juste devant le camping et y retrouve les deux voitures de police. Plus tard, j’apprends qu’en réalité ce carambolage est le résultat d’un hold-up de la banque de Stormsund. Le méchant après avoir éclaté le pneu de sa voiture s’est fait prendre en sandwich par les policiers du coin. Ceux-ci ne sont pas de vrais policiers mais des policiers privés. Arrivé au camping je monte ma tente et après mon dîner, un allemand qui m’a vu arriver s’intéresse à mon matériel et nous discutons. Il a déjà été au Cap Nord à plusieurs reprises et me donne quelques tuyaux. Maintenant je peux m’endormir car mine de rien j’ai fait 110 km dans la journée : un nouveau record.&lt;br /&gt; Mercredi – Je suis sur la route à 9h00, ce matin j’ai décidé d’être matinal. Le relief est relativement plat et le paysage n’a rien de bluffant. Je fais donc 40 kilomètres et j’entends le ciel gronder dans mon dos. Je me retourne pour voir que ça s’assombrit à vue d’œil et que j’ai intérêt à accélérer le mouvement si je ne veux pas être pris au dépourvu. Je fonce donc jusqu’au village de Hoting 50 km de Stormsund. Je me prends déjà quelques grosses gouttes dans la figure mais ayant mis ma combinaison de pluie tout au fond de mon sac, je dois tout donner pour éviter l’orage. Une station service sera mon abris pour midi et à peine rentrer que le déluge s’abat sur Hoting. Je prends mon repas, enfile ma combinaison et repars dès la première éclaircie. Aujourd’hui, je suis fatigué et je veux donc vite m’arrêter. Hors de question d’aller jusqu’à Asele qui est à plus de 65 kilomètres de Hoting. Je me contente donc de Dorotea. 30 minutes avant d’arriver, je sursaute car quelqu’un venant de derrière moi vient de m’interpeller.&amp;nbsp; Le premier cyclo-touriste rencontré sur la route... Il est allemand, fait plus de 200 kilomètres par jour et fonce vers le NordKapp. Je ne pourrais pas tenir le rythme et je m’arrête donc comme prévu alors que celui-ci pédale encore. Dommage, j’aurais bien fini l’étape avec lui. Je suis donc au camping, une nouvelle fois tenu par des hollandais.&lt;br /&gt; Je totalise maintenant 970 kilomètres et je me suis promis une surprise en passant les 1000, j’ai toute la nuit pour y réfléchir…&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/17/le-point-de-vue-de-maud.html</guid>
                <title>Le point de vue de Maud</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/17/le-point-de-vue-de-maud.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 21:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     Comme Yves vous l’a dit dans ses messages, j’ai fait partie de ses bagages les premiers jours ! Je dis bien « bagages » parce qu’il a fallu me caser quelque part dans sa voiture entre les vélos et les sacs !&lt;br /&gt; Nous avons profité un maximum de tous les derniers instants de confort que nous pouvions avoir avant de se lancer dans cette mystérieuse aventure : douches et redouches, escalope en sauce, humberger, glace, lit, oreiller, kilomètres qui défilent sans efforts physiques… Mais où va-t-on ? Qu’est-ce qui nous attend ? A quoi nous préparons-nous ? Est-ce que Yves prendra du plaisir dans cette aventure ou la difficulté physique prendra-t-elle le dessus ? Toutes ces questions sont dans nos têtes, mais nous les exprimons timidement. De toute façon, on est parti, l’aventure va commencer et on aura les réponses qu’une fois sur nos vélos !&lt;br /&gt; Mercredi 4 juin, il est 13h, la carte au trésor dans Oslo est finie. Nous avons toutes les informations nécessaires et pouvons partir : « Allé, fonce Alphonse ! »&lt;br /&gt; Les premières côtes sont monstrueuses, son matériel pèse une tonne…c’est dur ! On positive, d’ici quelques jours il aura les bras d’Hercule et pourra tout gravir tout seul ! Pour l’instant, et seulement quand ce n’est plus possible autrement, je descends de mon vélo et donne un petit coup de pouce au sien. Fin de journée, on a fait 40km, on est fatigué mais pas éreinté. Ouf, les muscles fonctionneront encore pour demain !! C’est en fait les moustiques et mon superbe camping sauvage qui nous ont tué. C’est que le début, alors autant en rire parce que ça sera peut-être pire demain… !!&lt;br /&gt; Jeudi, la magie du voyage a commencé ! Paysages superbissimes, petit-déjeuner face à un spectacle d’enfants, les gens s’arrêtent et discutent avec Yves, klaxonnent et l’encouragent dans les montés. Il fait beau, chaud et on pousse nos vélos jusqu’à 70km ! Trop facile !! Bon, on s’était quand même autorisés à avoir au maximum une galère par jour et ce jour là on avait choisi « la 2 voix avec les camions qui nous doublent à plus de 100km/h » ! On est vite passé de l’autre côté de la barrière, par contre il nous a fallu un moment pour tirer son matériel au dessus du talus. Son sac est tellement lourd. Yves m’a alors demandé : « Mais comment je ferai la prochaine fois et que tu ne seras pas là ? » Je l’ai vite rassuré : « La prochaine fois, tu te méfieras de la route que tu prendras !! »&lt;br /&gt; Vendredi, tout va bien. On a parcouru 80km et avons découvert nos limites, nous sommes vraiment fatigués ! Nous plantons nos tentes sur le terrain d’une école et rêvons d’une longue nuit réparatrice. Mais nous réalisons que notre choix de camping n’est pas idéal et qu’il faudra partir entre 6 et 7h du matin si nous ne voulons pas être réveillés par le personnel d’entretien ou même par la police ! Il faudrait changer d’emplacement, mais vraiment on n’en a plus le courage ! Et puis, comme un éclair d’ingéniosité, Yves me dit soudain : « Mais demain c’est samedi !!! » Alors nous avons supposé que les petits norvégiens n’avaient pas école le samedi matin et en avons profité pour faire une grasse matinée jusqu’à 8h !&lt;br /&gt; Samedi, 4ème jour de vélo, Yves a son rythme. Il fonce ! 40km le matin, déjeuner, sieste dans le jardin d’une famille qui nous avait invité à profiter de leur ombre, 40km l’après-midi. Il gère parfaitement son matériel et sa forme. Il est autonome. Il est peut-être même temps que je parte et qu’il vive son projet seul comme il l’avait souhaité.&lt;br /&gt; Dimanche, je fais la moitié de son parcours prévu et passe la barre des 300km avec lui ! Youhou, je suis contente de mon propre chalenge ! Il lui en reste 4300 à faire, je remets ma fierté dans ma poche et lui tire mon chapeau bas. Je sais que sa détermination et son pragmatisme le mèneront au bout de cette longue aventure. Je suis admirative de sa force de caractère, de sa volonté et de son courage. Je le remercie de tout cœur pour cette expérience qu’il m’a fait partager.&lt;br /&gt; Yves, je te dis : « BRAVO, MERCI ET… Fonce Alphonse ! » 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/16/un-week-end-pluvieux.html</guid>
                <title>Il y a une justice dans le monde...</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/16/un-week-end-pluvieux.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 19:09:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche - Je suis parti à 10h30, content de partir de ce camping où je suis arrivé la veille sous une pluie battante et où il n'y a pas grand monde. D'autant plus content, que malgré une couverture nuageuse, ceux-ci ne paraissent pas très menaçant. A Funasdalen, on m'a mis en garde contre l'étape que je m'apprête à débuter: il y a des sacrées montées! 20 kilomètres parcourus et toujours pas de montée, en revanche la pluie a fait son apparition. Depuis le début de la semaine, je n'ai pas fait une journée sans elle... J'arrive à Vemdalen, très charmant petit village tout en faux plat et à la sortie de Vemdalen, ça commence à grimper. Mais voilà, à mesure que j'enchaine les virages le dénivelé augmente de plus en plus, sans parler de la pluie qui semble ne pas se soucier que je sois en plein effort. Les derniers kilomètres et j'atteins mes limites, le dénivelé est quasi impossible et c'est au prix n'énormes efforts et je pèse mes mots que j'arrive au sommet après 9 kilomètres de grimpette. Je recontre alors des randonneurs qui m'annoncent deux nouvelles. La première étant que l'on voit au loin du ciel bleu et que celui-ci semble s'étendre vers nous. La deuxième, c'est que si je n'ai pas aimé cette côte, il y en a une autre bien pire qui m'attend un peu plus loin. Je profite de ce petit bavardage pour reprendre un peu mes forces et m'arrêter quelques mètres plus loin pour casser la croute. Lorsque je repars, le soleil pointe le bout de son nez et la descente s'amorce. Je bats mon record de vitesse avec plus de 60 km/h. Impressionant, la moindre erreur et je peux arrêter mon voyage et en commencer un autre d'un tout autre &quot;genre&quot;. Mais j'aime le goût du risque et l'adrénaline de la vitesse. 10 kilomètres plus une deuxième côte qui se profile, juste après le village de Klovsjo. J'entame un virage en me disant que c'est la fin et l'inclinaison de la pente se fait encore plus ressentir. Heureusement, cette fois, j'ai le soleil pour me remonter le moral. J'arrive au sommet heureux... Une petite réflexion me traverse alors l'esprit. Comment aurais-je fait si j'avais eu à tirer 11 kilos de plus (le poids de mon colis), mieux vaut ne pas y penser... Ca fait 6 heures que je suis parti et j'ai parcouru à peine 50 kilomètres. Je mets donc les bouchés doubles, mais je n'arrive pas à trouver d'endroit ou m'arrêter, les campings ne me disent rien et les hôtels sont horribles. J'arrive à 19h00 à Svenstavik, avec 80 kilomètres dans les bras, je suis accueilli par me semble-t-il, le cuistaud, très sympathique, au demeurant. Il s'avère qu'il vient du Kosovo qu'il a fui à l'âge de 14 ans à cause de la guerre. Il a ensuite habité en Allemagne et vit maintenant depuis quelques années en Suède. Ce n'est autre que le propriétaire de l'hôtel. Ne jamais se fier aux apparences... Il est d'une extrême gentillesse et nous passons une partie de la soirée à discuter alors que lutte contre la fatigue.&lt;br /&gt; Lundi - Je parviens enfin à partir un peu plus tôt et suis sur la route à 9h30 sous le soleil et en direction d'Ostersund, une ville plus importante que celle que je croise depuis le début et qui me fait les yeux doux sur ma carte depuis déjà quelques jours. Une partie de la route s'effectue sur un tronçon très chargé où les voitures vont jusqu'à 110 km/h. Après 30 km je quitte cette route pour aller me réfugier sur une route secondaire un peu plus tranquille. Je plante ma tente au camping d'Ostersund vers 17H00 avec le sentiment d'avoir passé une journée acerbe. Seul point réjouissant, mon colis arrive demain et j'ai vu un couple d'élan à deux pas de moi... Ha, la nature...&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/14/on-oublie-le-colis-un-instant-et-on-avance.html</guid>
                <title>On oublie le colis un instant et on avance...</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/14/on-oublie-le-colis-un-instant-et-on-avance.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Sat, 14 Jun 2008 19:03:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vendredi - Je me réveille à 9h00 car ma mère m’appelle pour me demander si j’ai bien reçu le colis. Le temps de reprendre mes esprits et d’aller à la réception pour me rendre compte qu’ils n’ont toujours pas de nouvelles du fameux colis. Je m’installe donc avec mon ordinateur à côté de la réception et je guette l’entrée jusqu’à 15h00.&amp;nbsp; A 15h00 on appelle le livreur pour savoir où est ce qu’il en sont. Bonne nouvelle le colis est en Suède à Sundsvallen, en revanche il ne pourra arriver à Funasdalen que mercredi ou vendredi de la semaine prochaine… Il faut rester calme et ne pas s’affoler, je n’ai maintenant plus du tout de médicament, l’histoire devient tout de même préoccupante. Il n’y a certes pas de danger de mort mais la possibilité de détériorer des organes vitaux et j’en ai fait une fois la triste expérience. Je ne suis pas du tout prêt à la revivre, ça fait un mal de chien et j’ai terminé à l’hôpital avec 40 degrés et une peur bleue. La réceptionniste m’informe qu’il y a une pharmacie tout prêt, heureusement qu’elle se propose de m’y emmener car la descente (que j’avais faite la veille dans le sens de la montée) est très abrupte. Là-bas je suis rassuré car j’arrive à me procurer de quoi tenir le week-end. Je ne suis pas encore sorti d’affaire mais je peux tenir le coup. On convient avec le livreur que je l’appellerai lundi pour lui donner une adresse de livraison, solution qui me permet de me remettre en route dès le lendemain et d’avancer un peu dans mon parcours. Vendredi soir, je retourne au Villan café pour dîner et je tombe sur Pays-Bas – France, match pour lequel mon cœur balance. Je suis seul dans le restaurant et discute donc tranquillement avec le serveur suédois et il m’a donné quelques idées très intéressante à étudier pour l’après HandiKapp-Nord.&lt;br /&gt; Samedi – Je suis toujours à la bourre et je me mets en route à 10h30, le temps est grisonnant mais rien d’alarmant. Je suis resté une journée et demi journée dans ce petit village mais je m’éloigne avec un petit pincement au cœur. Certaines personnes que j’ai rencontrées me saluent et me souhaitent bon vent. C’est touchant…&lt;br /&gt; Ca fait 10 kilomètres que je suis parti et je sens que le ciel se couvre de plus en plus. Ayant déjà enfilé ma combinaison, il ne reste plus qu’à mettre ma capuche et mes chaussons pour être prêt à affronter la pluie. Celle-ci ne se fait pas attendre et ne me lâchera plus pendant plus de 55 kilomètres. Elle a juste fait une petite pause pour me permettre de déjeuner à l’aplomb d’un petit rayon de soleil. Je suis arrivé à Hede à 16h30, trempé jusqu’aux os. Ce n’est en fait pas la combinaison qui fait défaut mais ses coutures. Au bout d’un certain temps l’eau s’infiltre partout. Je roule et j’entends les gouttes d’eau qui tombent sur mon casque et qui ruissellent dans mon cou jusqu’au bas de mon dos. Elles pénètrent par les manches pour rendre mes avant bras insensibles, idem pour mes cuisses qui elles sont inactives et sont donc tétanisées. Sur mon vélo je suis assis et à la hauteur de mon bassin, une petite marre se forme et c’est goutte à goutte que l’eau s’immisce au travers de mon pantalon puis de mon caleçon. Je sens les gouttes d’eau froide perler sur ma peau provoquant des sensations pénibles qui vous font rêver à une bonne douche chaude. On m’a dit que sur la côte est de la Suède, le climat devrait y être plus clément. Je n’y suis pas encore, mais courage.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je suis arrivé et mon réconfort de la journée est d’avoir vu ce qui semblait être un élan. Je souhaitai l’interpeller mais celui-ci a préféré s’enfuir.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/13/la-suite-de-l-aventure-du-colis.html</guid>
                <title>La suite de l'aventure du colis...</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/13/la-suite-de-l-aventure-du-colis.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je reprends mon récit là où je me suis arrêté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mercredi -&amp;nbsp;je dois résoudre mon problème de colis bloqué à la douane. Au lieu d'attendre le paquet bêtement pendant plus d'une semaine, je préfére m'en faire renvoyer un autre, mais cette fois-ci en Suède et en n'utilisant pas la poste. Le livreur me garantit que le paquet arrivera à destination le lendemain (soit le jeudi) entre 8h et 19h. Je passe le reste de ma journée comme un lion en cage, dans ma chambre d'hôtel à regarder la pluie essuyer ma fenêtre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jeudi - je remballe donc mes affaires en direction de Funasdalen en Suède pour retrouver mon colis. Roros et Funasdalen sont séparées de 77 kilomètres et par de belles montagnes. Juste avant de partir je demande, à tout hasard, à la receptioniste s'ils prévoient de la pluie dans la journée, après un coup d'oeil furtif par la fenêtre elle me rétorque que ça devrait être bon!&lt;br /&gt; 200 mètres après avoir quitté l'hôtel, une pluie fine commence déjà à me rafraichir. Vaillant je me dis que ça va s'arrêter et que je n'ai donc pas besoin d'enfiler ma combinaison de pluie. Plus j'avance, plus la pluie se fait persistante, je me décide donc finalement à m'arrêter. Quand je redémarre, il ne pleut plus. Toutefois, je ne me suis pas appareillé pour rien puisque la pluie va me suivre toute la journée, elle s'est même transformée en glace lors de mon passage à la frontière. La frontière était déserte perchée haut dans les montagnes, il y faisait un froid glaçant et j'étais entouré par de la neige, deux, trois maisons et un douanier bien au chaud dans sa hutte. 40 km après la frontière j'arrive à destination. Je me dirige donc vers la réception de l'hôtel à qui j'ai envoyé le colis, non sans une certaine appréhension. J'apprends, sans surprise, que mon colis n'est pas encore arrivé. Au moment où je vous écris je suis toujours à Funasdalen, attendant désespérément que ce fameux colis arrive. Hier soir, après avoir pris une bonne douche et m'être reposé je suis allé grignoter un morceau dans l'un des seuls restaurants encore ouvert à 20h00. Très vite, un autre client du même hôtel que moi fait irruption dans le restaurant et s'assied à côté de moi pour regarder le match de foot Autriche Pologne. Ce norvégien de Trondheim très sympathique commence donc à discuter et nous échangeons quelques histoires. Nous sommes très vite rejoint par deux biologistes qui travaillent dans la région, l'un allemand et l'autre américain. Nous échangeons donc pendant plus de trois heures des histoires de culture et ce qui nous fait vivre, tout ça autour d'une bière. C'est la première fois depuis mon départ que je partage aussi longtemps avec des inconnus. Je me suis donc couché plus tard que d'habitude et très fatigué mais avec le sentiment d'avoir passé une agréable soirée.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/11/un-quota-de-mesaventure.html</guid>
                <title>Un quota de mésaventure...</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/11/un-quota-de-mesaventure.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 12:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce matin je me suis réveillé non pas au bord d'une nationale, ni dans un champs et encore moins sous ma tente mais tout simplement dans un bon lit d'une chambre d'hôtel à Roros. Je ne suis pas frappé d'amnésie, laissez moi juste vous expliquer comment j'en suis arrivé là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir passé ma nuit comme prévu à Tynset, nuit pendant laquelle il a plu, je suis parti le lendemain matin pour Os. A Os, 40 km après Tynset,&amp;nbsp;je devais récupérer mon colis de réapprovisonnement avec de la nourriture et des médicaments. Mais voilà, vous vous en doutez, il n'y avait aucun colis à Os. Après avoir passé deux heures dans le froid à expliquer ma situation à tous les &quot;Customer services&quot; de la poste norvégienne, j'apprends que mon colis est&amp;nbsp;à la douane et que ça prendra quelques jours, voire une semaine,&amp;nbsp;avant qu'il ne soit débloqué. Je pensais l'avoir envoyé suffisamment en avance mais c'était sans compter sur le professionalisme des norvégiens et leur douane. Plutôt que d'attendre à Os qui est une petite ville en pleine rase campagne, sans hôtel ni activité, je me suis avancé sur mon parcours de 13 km, jusqu'à Roros. Face à cet imprévu de taille, je me suis mis à la recherche d'un endroit où je pourrais organiser la suite.&amp;nbsp;Dans cette région, les hôtels ne courent pas les rues. J'ai donc du&amp;nbsp;m'arrêter dans un hôtel avec un certain standing où je dois attendre que cet épisode se dénoue. Quand je regarde par la vitre je ne suis pas mécontent, car le temps n'est pas des plus cléments. Qui plus est, depuis quelques jours la température s'est nettement rafraichit et nous avoisinons les 10 degrés, loin des 30 degrés d'il y a quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc au final, j'attends dans ma chambre jonglant entre l'ambassade et mes parents pour trouver la solution la plus rapide et la plus efficace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il y a un quota de mésaventures par expédition, j'espère avoir rempli le mien et que je n'aurais donc plus d'autre contre-temps majeurs jusqu'à l'atteinte de mon objectif.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/10/une-journee-peu-ordinaire.html</guid>
                <title>Une journée peu ordinaire</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/10/une-journee-peu-ordinaire.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Tue, 10 Jun 2008 00:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que certains se lèvent pour aller prendre le métro et aller travailler, moi je me lève depuis maintenant 5 jours,&amp;nbsp; pour aller bouffer de l'asphalte avec mon handbike.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce matin comme prévu, le propriétaire du camping de Koppang passe me prendre à 9h30 et me met sur le chemin de la route 30, plutôt que la 3 que je me coltinais depuis 2 jours et qui est en réalité une nationale. Il me laisse en haut du col et dieu merci car la montée était raide. En partant il me glisse, Tynset est à 97 kilomètres. Voilà donc, mon objectif de la journée. Tout commence par une descente de plusieurs kilomètres, pendant laquelle je n'ai rien besoin de faire, juste d'appécier le paysage défilant à 40 kilomètres/ heure. Arrivé en bas, je longe un fjord et c'est là que je comprends les raisons qui m'ont poussées à faire ce voyage. C'est ma première journée seul et mon esprit gamberge à tout va sur des tas de sujets. Vers 14h00, après une belle côte et une belle descente et 50 kilomètres plus loin, je m'arrête pour un déjeuner rapide. Comme dab', salade paysanne, biscottes avec paté puis salade de fruits et barre de nougat. Déjà 6 jours que j'en mange et j'en peux plus... Aujourd'hui, pas question de piquer un petit somme. Je repars déjà le ventre bien rempli; pressé par le temps, non pas que la nuit tombe mais ils ont prévu de la pluie dans l'après midi. Vers 15h00, je tombe sur une montée qui fait quelques kilomètres et qui me&amp;nbsp;ralenti, lorsque j'entame ma redescente je vois au loin la pluie qui approche, je m'empresse donc de mettre ma combinaison imperméable. En effet, j'y avais le droit quelques instants plus tard. En plus de la pluie qui tombe, mon corps ne répond plus et chaque poussée se fait dans l'effort, je ne dépasse plus désormais les 5 km/h et il me reste encore 40 km à boucler. La ville &quot;objectif &quot; est en altitude, se pose alors la question à savoir quand est ce que le dénivelé va se faire ressentir. Le voilà, plus raide que jamais, à chaque virage c'est la désillusion et la pluie qui recommence de plus belle et toujours mon corps qui lutte. Le peu d'automobiliste qui passe par là, me font de grands coucous mais ce n'est pas de coucous dont j'ai besoin. A la pluie vient se rajouter un petit vent frais. Ca fait maintenant deux heures qu'il pleut et ma combinaison n'a plus rien d'imperméable. Je ne peux pas m'arrêter au bord de la route car j'ai fini les dernières gouttes de ma réserve d'eau&amp;nbsp;et je dois donc me réapprovisionner impérativement ce soir. Qui plus est les abords de la route détrempés et peu attrayant ne m'insite pas à m'arrêter. Je continue donc pour enfin voir le bout, après plus de 5 kilomètres de montée, le terrain s'aplanit et je revis. J'ai retrouvé toutes mes forces et je me retrouve dans un environnement calme et sompteux qui touche les nuages. Il y a même de la neige sur la montagne &quot;Tron&quot;. Il me reste encore plus de 10 kilomètres jusqu'à l'arrivée, que me réservent-t-ils?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après une légère grimpette, c'est une descente jusqu'à l'objectif finale. Je suis obligé de fermer les yeux avec les gerbes d'eau qui m'éclaboussent. Je dois aussi enfiler mon blouson et mes gants si je ne veux pas attraper froid. Le climat s'est littéralement raffraichit depuis la veille. Enfin, j'arrive, à 19h30, après 97 kilomètres qui furent pour l'instant les plus durs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous écris de sous ma tente et espère que la journée de demain sera un peu moins contraignante. Mes objectifs sont réapprosionnement en nourriture et médicaments, lessives, séchage de vêtements, repos et si possible apprécier le paysage...&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/08/mes-premiers-kilometres.html</guid>
                <title>Mes premiers kilomètres</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/08/mes-premiers-kilometres.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:49:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis très content d'avoir enfin la possibilité de pouvoir vous donner des nouvelles. Je vous écris d'un camping à Koppang en Norvège. Je suis dans la salle commune avec un accès à internet et la coupe d'europe en fond sonor. Le propriétaire de ce camping est Néerlandais, pour ceux qui ne le savent pas j'ai des origines néerlandaise par ma mère et j'ai donc pu m'entrenir avec lui. Il m'a déjà proposé de m'aider à gravir une côte demain...&lt;br /&gt; Mais commençons par le début. Nous sommes arrivés avec Maud mercredi matin à Oslo. Après s'être renseignés sur son retour et être passés à la pharmacie, car j'avais oublié la chose la plus plus essentielle et la plus importante pour moi, mes médicaments (on va mettre ça sous le stress du départ), on a enfourchés nos bolides.&amp;nbsp;A 12h00 nous étions prêt à partir. Sortir d'Oslo, c'est une succession de côte dont certaines&amp;nbsp; physiquement impossible, ma roue tractrice n'avait aucune adhérence sur la pente. Avec un peu d'aide et beaucoup de souffrance, nous sommes parvenus à sortir de la capitale. Nous avons parcouru 40 kilomètres sans trop savoir où nous allions nous arrêter pour la nuit (bien qu'il ne fasse pas nuit). A 21h00 il fallait absolument s'arrêter à cause de la fatigue et Maud me suggère de nous arrêtertdans ce sous-bois sur le côté de la route. Quelle erreur! Nous avons été littéralement assailli par les moustiques. Même pas le temps de sortir les produits. Nous nous sommes donc réfugiés sous nos tentes pour diner er vite nous endormir. Premier jour et j'avais déjà envie de jeter l'éponge. Au réveil, les moutsiques étaient encore là... Plus tard, nous avons appris que nous étions dans une région marécageuse. La deuxième journée a été un détour énorme sous la canicule. Il était très difficile de trouver la bonne route, nous avons même aterri accidentellement sur une deux voies. Après 70 kilomètres, nous avons trouvés un endroit à l'écart des moustiques pour enfin nous reposer et pouvoir diner dehors au soleil. Vendredi, nous avons fait le choix de prendre une nationale, certes très fréquentée mais nous permettant d'accumuler 80 kilomètres en une journée, non sans souffrance car le soleil nous donnait du fil à retrordre. Nous nous sommes, cette fois-ci, arrêtés dans une école avec une nouvelle fois des moustiques au rendez-vous. Hier a été encore une rude journée sur la nationale avec 80 kilomètres, mais nous avons eu la chance de terminer dans un camping avec la possibilité de prendre une douche, la première en 4 jours. Ce matin, nous avons quitté le camping avec la boule au ventre en sachant que nous allions nous séparés avec Maud dans la journée. Nous avons choisi de nous dire au revoir pour le déjeuner pendant lequel nous avons été très gentiment accueilli par une norvégienne qui parlait un super français et a été notre premier vrai contact avec les locaux. J'ai donc parcouru en tout 330 kilomètres, je suis maintenant seul et même si ce soir le moral est bon, j'ai déjà eu des coups de blues par appréhension de la suite. Pour lutter contre le blues, j'ai donc décidé de passer la nuit au camping afin de ne pas me retrouver tout seul.&lt;br /&gt; Pour l'instant les paysages sont magnifiques et il y a encore des endroits, au loin, intouchés par l'homme, tout ce que peut offrir la nature est d'autant plus agréable sous le soleil, même si on m'a prévenu de la pluie pour le début de la semaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'espère vite avoir une nouvelle connexion. Je profite de cette occasion pour tous vous remercier. Sans vous, je ne serais pas à Koppang, loin en Norvège. Merci à mes sponsors (leur nom sur le côté du blog) pour leurs nombreux messages d'encouragement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Photos disponibles sous Semaine 1)&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/07/rapide-nouvelle.html</guid>
                <title>Rapide nouvelle</title>
                <link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/06/07/rapide-nouvelle.html</link>
                <author>noreply@ (Yves)</author>
                                                <category>L'aventure a commencé</category>
                                                <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 09:43:35 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sachez que j'ai eu un rapide message sur ma boite vocale de Yves me demandant de vous dire que tout va bien, il attend d'avoir un peu de batterie dans son portable pour me donner des nouvelles un peu plus détaillées. Il avait une excellente voix!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maud, son accompagnatrice depuis le début du périple, s'en va dimanche. Yves se retrouvera alors seul pour une série d'aventures qu'il s'empressera de tous nous raconter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Je vous donne des nouvelles très vite,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Bon Week end à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Elodie Bruneau, secrétaire d'Yves, pour lui servir!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>