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<title>HandiKapp-Nord</title>
<description>Un paraplégique au delà du Cercle Polaire</description>
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<lastBuildDate>Wed, 28 Jan 2009 18:43:18 +0100</lastBuildDate>
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<title>Un petit retour</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2009/01/28/un-petit-retour.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Wed, 28 Jan 2009 18:42:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne compte plus les mois de retard…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je commencerai par vous faire part de mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Je suis très heureux de reprendre mon clavier pour m’exprimer à nouveau. N’allez pas imaginer dans cette reprise, un nouveau projet. Non ! Pas encore ; juste une envie de vous relater mes sentiments de ces derniers mois…&lt;br /&gt; Je vous avais quitté avant Noël avec la tache de trouver du travail. Je dois admettre que ça n’a pas été facile, mes émotions ont été mises à rude épreuve et le sont toujours. Tous les employeurs potentiels ont été très curieux à propos de mon projet et ont montré un intérêt certain, pour la chose, sans toujours tout comprendre. Ce projet m’a donc très certainement aidé dans la recherche d’un emploi et a permis d’illustrer mon autonomie dans la vie de tous les jours. Il m’a aussi donné l’occasion de mettre en avant un profil original et de raconter une histoire susceptible de faire rêver mes interlocuteurs.&lt;br /&gt; Si, toutefois, je n’ai pas réussi à les faire rêver, une chose est certaine, moi, j’en rêve toujours. Plus le temps m’éloigne de cette aventure plus les souvenirs et les émotions qui vont avec sont forts. Revoir les photos me donnent la chaire de poule, en parler rend ma voix tremblante alors que me replonger dans le passé me fait vibrer. J’ai l’impression d’être capable de pouvoir vous raconter tous les jours qui se sont écoulés dans les plus petits détails. J’ai aussi le sentiment de n’avoir retenu que les meilleurs moments et d’avoir quelque peu occulté les moments durs tels que la pluie, le froid, les moustiques et les dénivelés.&lt;br /&gt; Malgré tout ces merveilleux souvenirs, je n’ai pas encore repris une seule fois, le guidon. En effet, Héméra est toujours stockée dans le garage et moi je soigne mon épaule. Même si la guérison n’est pas loin, une petite douleur rode toujours. Comme je vous l’ai dit au début, il n’y a pas encore de prochain projet planifié, en revanche, il y a une réelle envie de remonter sur Héméra pour gambader dans notre campagne française.&lt;/p&gt; 
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<title>Deux mois sans article...</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/10/22/deux-mois-sans-article.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 16:04:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà bientôt deux mois que je suis rentré et depuis, j’ai été plutôt avare en article. Je pourrais me cacher derrière mon épaule et vous dire qu’elle me fait horriblement mal et qu’elle m’empêche d’écrire. Mais voilà, la réalité est toute autre. Mon épaule va mieux et même si la douleur est toujours là lors de mouvements brusques ou trop forcés, je mène quand même ma petite vie de façon presque normale.&lt;br /&gt; La véritable raison de ce manque d’assiduité est simplement le retour au quotidien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On est bien loin de la nature omniprésente, du pédalage pendant douze heures, de la centaine de kilomètres parcourus quotidiennement. Les seules choses qui me préoccupaient étaient le climat, le relief et où je vais passer ma nuit. Ces aspects étaient les seuls qui me tracassaient et qui m’occupaient l’esprit. Aujourd’hui, mes tracas sont autres. Il faut trouver un travail. Du travail découlera une certaine stabilité et&amp;nbsp;un confort de vie.&amp;nbsp;Ma notion de sécurité est redevenue celle qu'elle était avant mon départ et ne tourne plus autour des voitues folles, des taons, des moustiques ou du froid. Sans travail, c'est une autre forme d'insécurité, on fait face à d'autres réalités.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec du recul,&amp;nbsp;je ne regrette rien, il faut parfois se mettre en retrait de notre vie quotidienne pour mieux se rendre compte de quoi elle est faite. Se mettre en retrait pour mieux profiter...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Quelque soit mes&amp;nbsp;interrogations ou mes incertitudes, je continue de penser à cette merveilleuse aventure et je continue de faire évoluer ma réflexion en partageant mon expérience. En effet, depuis mon retour, j’ai pu à plusieurs reprises présenter mon voyage à différents publics. Récemment je l’ai présenté à une soixantaine de personnes qui avaient participé de près ou de loin à mon aventure. J’ai aussi rencontré certains étudiants CEMS et j’ai pu raviver mes souvenirs en faisant défiler une série de 300 photos. Dans quelques jours, je retourne à l’école de Fontaines sur Saône avec des classes de CE2, CM1 que j’avais déjà rencontré avant mon départ.&lt;br /&gt; Chaque intervention est un nouveau challenge et un nouveau public, mon regard sur cette aventure change au gré des questions et des remarques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je l’ai entendu tant de fois, le plus dur n’est pas de partir mais de revenir…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.handikapp-nord.org/media/01/02/1519072416.JPG&quot; alt=&quot;2006_02080029.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1345324&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amis, familles et connaissances se sont déplacés pour écouter le récit du Projet HandiKapp-Nord&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://www.handikapp-nord.org/media/00/02/201533097.JPG&quot; alt=&quot;IMG_2565.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1345316&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le public CEMS attentif à mon histoire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Le Cap Nord, une quête !</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/09/24/le-cap-nord-une-quete.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Wed, 24 Sep 2008 12:51:52 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La quasi majorité des gens que j’ai croisé soit en revenait, soit roulait dans sa direction. Comme je vous l’ai dit le Cap Nord est un lieu symbolique que beaucoup de gens souhaitent voir puisqu’il accueille jusqu’à 10 000 touristes par jour.&lt;br /&gt; Si le Cap Nord est un but, le moyen utilisé pour y parvenir dépend de chacun. L’imagination de ses visiteurs est la seule limite. J’ai vu des gens y aller en Mehari, Lada, 2CV d’autres choisissent le car, l’avion, le train, d’autres optent pour le camping-car ou la caravane, ceux qui cherchent le plein air préfèrent la moto, ceux qui veulent combiner ça avec un peu de sport, pédalent. Le Cap Nord rassemble vraiment toutes les formes d’excentricité.&lt;br /&gt; La plupart des gens qui va au Cap Nord n’ont selon moi pas la chance d’apprécier toute la beauté des paysages traversés. Comment voulez-vous que les gens qui choisissent le car puissent prendre du plaisir alors qu’ils foncent bien souvent de leur ville d’origine vers le Cap Nord avec comme seule pause les hôtels et les stations services ? Le but de ces cars est d’arriver le plus rapidement possible au Cap Nord et de déverser leur cargaison de « sardines » au Cap Nord. Ca c’est l’économie du tourisme !&lt;br /&gt; Ceux qui recherchent un peu plus d’indépendance prennent le camping-car ou leur voiture avec une caravane. Mais là encore ils arpentent les routes à pleine vitesse sans trop apprécier les alentours. On dirait que dans ce groupe il existe une compétition secrète qui pousse chacun à montrer qu’il a le plus gros ou le plus beau camping car de tous. J’ai vu certains camping-cars d’une taille incroyable de quoi y faire tenir un appartement. A l’heure des économies d’énergie et de la lutte contre la pollution, c’est un peu déplacé.&lt;br /&gt; Dans le groupe des motards, vous avez des motos ordinaires mais vous avez aussi des side-cars et quelques motos à trois roues. Certains vont le plus vite possible alors que d’autres prennent leur temps et prennent du plaisir à arpenter les routes sinueuses menant au Cap Nord.&lt;br /&gt; Enfin, j’arrive aux cyclistes dont je fais partie. Eux, ils leur manquent une case… Vous trouvez de tout, certains font plus de 200km par jour tandis que d’autres en font 80. Pour certains le Cap Nord est le seul but alors que pour d’autres le Cap Nord fait partie d’une liste de destinations beaucoup plus longue. Les premiers, une fois arrivé au Cap Nord, prennent l’avion, le train ou le bateau, les seconds continuent leur tour de la Scandinavie, de l’Europe ou du monde.&lt;br /&gt; Pour atteindre le Cap Nord, il n’y a pas non plus une seule route unique. La Suède, la Finlande et la Norvège offrent tous les trois différents itinéraires. La Norvège avec ses montagnes et sa côte offre sans doute les parcours les plus difficiles alors que la Finlande avec un relief plutôt plat est plus accessible et la Suède se trouve au milieu.&lt;br /&gt; Chacun choisit son moyen de locomotion et son itinéraire. Il y a tant de possibilité pour tant de personnalité et d’individus différents. J’ai pu rencontrer des gens de toutes les classes sociales, de tous les pays et tout âge. Prendre son temps pour parvenir au Cap Nord, si vous ne craignez pas les moustiques, est une expérience humaine unique et saisissante offrant une nature merveilleuse et grandiose et ce quelque soit votre moyen de locomotion ou votre itinéraire !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.handikapp-nord.org/media/01/00/1787811618.JPG&quot; alt=&quot;IMG_1450.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1294376&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Le retour</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/09/16/le-retour.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Tue, 16 Sep 2008 11:06:17 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’espère que votre rentrée se passe bien. La mienne est pour le moins ordinaire. En effet, d’abord de retour sur Lyon j’ai senti cette petite boule se former au creux de mon estomac. Je n’avais pas ressenti une seule fois, tout au long de mon périple, ce qu’on appelle aujourd’hui communément le stress. Le fait de devoir faire face à un bon nombre d’impératifs, de devoir gérer le courrier en retard, de devoir faire les comptes et d’organiser la suite sont des tâches bien différentes que celle de faire du vélo !&lt;br /&gt; Le pire était encore à venir et survint à mon retour sur Paris. Ce « pire » s’illustre par une lettre venant du trésor public me réclamant le versement de mes premiers impôts. Heureusement, qu’ils ne tombent qu’une fois par an !&lt;br /&gt; Mais tout ces petits détails se font oubliés quand en contrepartie il y a la joie de retrouver tout ceux qui vous ont manqués pendant 3 mois.&lt;br /&gt; Et malheureusement, je n’ai pas pu levé mes bras pour exprimer ma joie. Oui, mon épaule gauche est toujours douloureuse mais maintenant j’en connais précisément la cause. Le Dr Walch, recommandé par le Professeur Saillant de l’ICM, a confirmé la fracture du trochiter et ne préconise aucune opération ni même une immobilisation. Une fois de plus, je contiens ma joie. La fracture va évoluer doucement vers une cicatrisation mais celle-ci peut prendre jusqu’à 4 mois. 4 mois pendant lesquels cette douleur me rappellera toute mon aventure et surtout la fin !&lt;br /&gt; Cette douleur ne sera pas la seule à me rappeler tout ce que j’ai vécu. Il y aura aussi mes photos, que j’ai d’ailleurs souhaité présenter d’une façon différente sur mon blog. Je vous invite à les consulter à nouveau, sous l’onglet « photos », car je pense qu’elles sont désormais mieux mises en valeur ce qui vous permettra d’apprécier, si besoin en était, la beauté de ce projet.&lt;br /&gt; Mais il ne faut pas uniquement vivre dans le passé et c’est pourquoi je continue d’apprécier chaque moment depuis mon retour. D’autant plus que, comme je vous l’ai déjà dit à moult reprises, mon projet n’est pas terminé. Aujourd’hui, mon objectif est de faire parler du projet, de l’ICM et des personnes à mobilité réduite. J’ai commencé en acceptant l’invitation du Comité d’Action Citoyenne de GFC Construction. Ce comité organisait mardi dernier, pour ces employés, une demi-journée d’information sur les différentes initiatives qu’il soutient. D’autres représentants d’associations se sont donc aussi déplacés et j’ai ainsi eu le plaisir de côtoyer des gens œuvrant tantôt en faveur d’enfants malades, tantôt en faveur de personnes en fin de vie mais aussi en faveur d’un tas de causes louables. C’était passionnant de voir tout ces gens s’investir pour son prochain et de les entendre parler avec passion de leur cause.&lt;img src=&quot;http://www.handikapp-nord.org/media/00/01/1794747645.JPG&quot; alt=&quot;PICT0026.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1280650&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Samedi, j’ai assisté à la cérémonie d’ouverture du parc des associations du village dont je suis originaire : Fontaines sur Saône. Cet événement était intéressant à plus d’un titre. J’ai tout d’abord pu revoir de nombreux membres du conseil municipal qui m’ont activement suivi pendant tout le voyage. A l’occasion de cette cérémonie d’ouverture, le maire ainsi que son adjoint m’ont remis un chèque et m’ont donné la chance de partager mon expérience avec les villageois de Fontaines sur Saône.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.handikapp-nord.org/media/01/02/2065656899.JPG&quot; alt=&quot;2006_01190027.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1280656&quot; /&gt;&lt;br /&gt; A quand d’autres événements tels que ceux-ci ?&lt;/p&gt; 
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<title>Je suis arrivé...</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/09/08/je-suis-arrive.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 15:46:57 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche 31 août à Copenhague. Nous avions discuté pendant la semaine, avec quelques amis qui se chargeaient d’organiser quelque chose pour l’arrivée, sur l’éventualité de ne finalement rien organiser. Mais pourquoi devrait-on tout laisser tomber sous prétexte que je n’ai pas pu terminer mon parcours. Nous faisons donc le choix d’organiser un petit événement mais d’abandonner la petite balade en vélo originellement prévue. Nous optons plutôt pour un rassemblement dans un café et nous informons par le biais d’un communiqué de presse les journalistes de la fin du voyage. En dehors d’un représentant de l’association danoise RYK et de la présence de quelques amis, la presse danoise ne s’est pas bougée. Je ne suis pas surpris et je passe un moment des plus agréables avec mes amis sous un soleil exceptionnel.&lt;br /&gt; Mardi, mon temps à Copenhague est terminé et je dois maintenant partir en voiture en direction d’Amsterdam. Parti à 8h00 le matin, les ralentissements se succèdent et j’arrive à Amsterdam 12h plus tard alors que les deux villes ne sont séparées que de 780 kilomètres. Le sentiment qui m’a marqué pendant ce retour est la peur. Effectivement, je n’avais de cesse de me rappeler mon accident et de cette fatale perte de contrôle. Si cet incident devait m’arriver en voiture, les dégâts en deviendraient immédiatement bien plus conséquents. J’ai du cependant ranger ce sentiment dans un coin de mon esprit de peur de ne plus rien entreprendre si cette crainte venait à dicter mes actions.&lt;br /&gt; Ce soir, je dors dans un hôtel en plein centre ville d’Amsterdam, petite attention de l’un de mes sponsors. Après avoir vu une amie, je me couche rapidement pour être en plein forme pour le lendemain.&lt;br /&gt; Mercredi, cette journée était prévue déjà depuis quelques mois. Je dois raconter mon expérience devant quelques journalistes et l’un de mes partenaires. Malgré tous les efforts de ce partenaire pour tenter de sensibiliser la presse, le résultat fut, tel que je me l’attendais, décevant. Une nouvelle fois aucun journaliste n’a bougé. Je ne suis pas encore une « star » !&lt;br /&gt; Jeudi. Aujourd’hui, il est enfin temps de rentrer chez moi. Effectivement, aujourd’hui, je rentre en France après 3 mois d’absence, je rentre… Passer la frontière fut un petit moment d’émotion. Très rapidement, je fais face à la réalité et certes l’expérience scandinave n’était pas toujours parfaite mais j’en retire certaines expériences positives. Leur conduite automobile, par exemple, est calme, respectueuse et les limites de vitesse sont respectées. En France, l’égoïsme, l’agressivité des automobilistes et cette volonté de vous coller au train pour vous montrer la puissance de leurs engins est pathétique. Tout le monde autour de moi parle français, quoi de plus normale, puisque je suis en France…&lt;br /&gt; Quelques heures plus tard je suis arrivé chez moi. Je revois mes parents, ma sœur et mon frère . Je baigne dans tout le confort qui m’a fait défaut pendant 3700 kilomètres : un bon lit, une bonne douche et un repas digne de ce nom. Le retour est comme vous vous l’imaginez bizarre, je regarde les photos et je suis rempli d’émotions, je regarde par la fenêtre de ma chambre et je regrette les grandes étendues de nature… A quand la prochaine aventure…&lt;/p&gt; 
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<title>De nouveau à Copenhague... La boucle est bouclée...</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/08/29/de-nouveau-a-copenhague-la-boucle-est-bouclee.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Fri, 29 Aug 2008 12:00:47 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant de vous raconter ce qui s’est passé depuis la dernière fois, je tiens à vous remercier de vos nombreux messages de soutien. Ils me touchent…&lt;br /&gt; Ca fait maintenant une semaine que je suis à Helsinki et coincé dans cet appartement, je tourne en rond. Après 2 mois demi dehors à me plaindre de la pluie, je suis enfermé à l’intérieur à me plaindre du manque d’air frais. Il est temps pour moi de partir, non sans regret ! En effet, j’aurais bien aimé prendre le temps de visiter cette capitale finlandaise mais mon épaule ne me le permet pas. Je reviendrai très certainement, une autre fois…&lt;br /&gt; Dimanche, 14h30, je descends attendre à la porte, car le taxi est censé venir me chercher. Trois quart d’heure passe et toujours pas de taxi. J’appelle alors l’assurance qui me précise que j’ai bien fait de les contacter car il semblerait que le taxi n’ait pas été réservé par leur partenaire local. Ca commence bien !&lt;br /&gt; Il est maintenant 16h15, je stresse et le taxi de l’assurance n’est toujours pas là. Je me charge alors d’appeler moi-même le taxi car mon avion décolle dans 1h30 et l’aéroport est à plus d’une demi heure. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même et le taxi arrive 5 minutes après mon appel.&lt;br /&gt; 17h, je viens de m’endormir dans le taxi et nous arrivons. Le conducteur m’aide à décharger mes affaires et me laisse au guichet. L’hôtesse s’occupe de mes deux grosses valises et d’Héméra sans même me faire payer un supplément. C’est toujours ça de gagner… Héméra est maintenant entre leurs mains et j’espère bien que rien ne lui arrivera pendant le voyage.&lt;br /&gt; Il est 17h20, je roule, comme je le peux, en direction de la porte d’embarquement.&lt;br /&gt; 17h45, je suis assis dans l’avion qui est presque complètement plein et il y a pas mal d’enfants ce qui promet un voyage animé. Effectivement, juste à ma gauche il y a un couple avec deux enfants. Tandis que l’un pleure de par son jeune âge, l’autre pleurniche par caprice provoquant la gêne de ses parents et l’énervement de ses voisins.&lt;br /&gt; 18h30, mon avion vient d’atterrir à Copenhague. Après 2 mois et demi et 3700 kilomètres à vélo la boucle est bouclée… Mon taxi n’a pas été réservé, je dois donc moi même m’en occuper. Pas très compliqué ! Et voilà que je roule en direction de l’un de mes amis, Mikkel, qui habite près de Copenhague. Ma voiture est là et je suis enfin en terre familière puisque j’ai passé quelques années au Danemark. Je pensais que mon retour allait se dérouler sans accroc et au lieu de ça j’ai été stressé pendant tout l’après-midi et tout ces efforts ont raviver mes douleurs d’épaule. Seul point positif, Mikkel vient de m’annoncer son mariage avec sa copine Luca, ça c’est une bonne nouvelle qui égaie ma journée.&lt;br /&gt; Ainsi que vous le savez, je reste ici jusqu’à dimanche prochain donc plutôt que de rester toute la semaine à Copenhague, je préfère rendre visite à des amis à travers le Danemark. Me voilà donc à arpenter les routes, mais cette fois-ci en voiture. Ce sont les premières personnes à qui je raconte mon voyage. Raconter mon voyage me permet aussi de mieux l’analyser et c’est ainsi que j’en viens à l’une des conclusions suivante. Chaque jour a été un défi, rien ne se passe jamais comme prévu, mais la somme de toutes ces journées a été un véritable bonheur.&lt;/p&gt; 
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<title>Ne baissons pas les bras!</title>
<link>http://www.handikapp-nord.org/archive/2008/08/21/ne-baissons-pas-les-bras.html</link>
<author>noreply@handikapp-nord.org (Yves)</author>
<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 14:00:42 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Bonjour à tous,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le verdict est tombé et il est sans appel…&lt;br /&gt; J’ai toujours mal à l’épaule et je ne peux toujours pas lever mon bras. Non pas parce que ça me fait trop mal mais tout simplement parce que je n’y arrive pas. Tout comme je n’arrive pas à bouger mes doigts de pieds… J’ai beau me concentrer et forcer, rien ne réagit. Tous les gens que j’ai eu au téléphone m’invite donc à prendre rendez-vous pour un second avis. Laura et Suvi sont superbes et elles m’aident à obtenir un rendez-vous dans une clinique pour mercredi matin à 10h40.&lt;br /&gt; Après avoir pris le bus puis le taxi, me voilà à la clinique. Le médecin qui m’a été recommandé m’examine et il souhaite que je passe une IRM. Je ne peux pas avoir un rendez-vous avant mardi prochain et il me soumet alors l’hypothèse la plus probable. C’est un peu plus grave que juste une entorse musculaire, selon lui le fait que je ne puisse pas bouger le bras est du à une rupture de l’un des tendons de l’épaule (dont je ne connais pas le nom !) Ah oui, effectivement ! Cela doit être confirmé par quelques tests et il pourrait en résulter une opération du tendon. Je prends cette mauvaise nouvelle avec soulagement. J’en sais un peu plus sur mon sort. Après ces nouvelles, je décide donc d’arrêter mon aventure en vélo. Le projet suit son cours mais plus de vélo pour moi cet été ! Je pourrais être triste mais je suis content. Vivre dans l’incertitude me rongeait, désormais ça va mieux.&lt;br /&gt; Basé sur cette hypothèse je contacte mon kiné ainsi que l’un de mes partenaires pour savoir un peu quelles en sont les conséquences. Ils me décrivent alors un scénario un peu moins glamour. Même si l’opération n’est pas sûre à 100%, si elle a lieu elle a pour conséquence une immobilisation de 45 jours de mon bras gauche. Autant jusqu’à aujourd’hui, je peux toujours me servir de mon bras puisque celui-ci n’est pas immobilisé mais avec une opération ce devrait être différent… Mais, nous n’en sommes pas encore là ; chaque chose en son temps. De plus, ils me conseillent d’être prudent et de ne pas faire d’effort car cela pourrait empirer la situation. Même s’il n’y a pas d’urgence pour une éventuelle opération il ne faut quand même pas trop traîner. Mon épaule est une partie très importante de mon corps et ce surtout depuis que je suis en fauteuil roulant. Sans elle, je peux perdre une grande partie de ma liberté, telle que je la conçois aujourd’hui. Ménageons la donc !&lt;br /&gt; &amp;nbsp;J’appelle donc mon assurance et comme la fois dernière, ils s’occupent de tout et me prévoient un rapatriement de Helsinki à Copenhague en avion pour, dimanche. A Copenhague je récupérerai ma voiture pour rentrer sur Lyon (mon épaule devrait me le permettre). Cependant sur le chemin, j’ai quelques impératifs qui sont directement liés au projet et auquel je souhaite répondre présent.&lt;br /&gt; Mon aventure à vélo prend donc fin et c’est le moment qu’a choisi mon corps pour se relâcher. En effet, chose marrante, pendant deux mois j’ai joué avec les limites de mon corps. J’ai affronté des températures hostiles, des nuits plutôt froides et des pluies glaçantes sans jamais tomber malade. Il a suffit d’un petit courant d’air depuis que je suis à Helsinki pour que ça se transforme en rhume avec une toux grasse, des sinus dans le coton et une perte d’énergie flagrante. Il y a deux semaines, j’étais à vélo en plein air, je suis aujourd’hui dans un lit dans un appartement avec une boite de mouchoir et une boite de médicaments à mon chevet.&lt;br /&gt; Ca fait partie de l’aventure…&lt;/p&gt; 
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