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18/08/2008

La suite des événements

Bonjour à tous,

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Tout d’abord je souhaiterai revenir sur une petite confusion née de mes propos de mon précédent article. En effet, je mentionnais que je vous écrivais de l’hôpital mais je n’y ai cependant pas passé la nuit. Elodie, Lucie et Pierre m’ont quitté sur les coups de 17h00 pour prendre un train pour Helsinki. Moi, j’ai du attendre jusqu’à 1h00 avant de pouvoir enfin être rapatrié sur Helsinki. J’arrive à Helsinki à 3h00, exténué. Les autres, déjà dans un hôtel dans le centre ville, dorment. Les pauvres, il pleuvait des trombes d’eau lorsqu’ils sont arrivés et en plus de ça tous les hôtels étaient complets, ils ont du donc prendre un hôtel qui pratiquent des prix insensés.
Mercredi, nous avons du pain sur la planche… J’accepte de me faire pousser dans les rues de Helsinki. Je n’ai pas le choix avec mon bras en écharpe et cette douleur lancinante au moindre mouvement. C’est la première fois depuis de mon accident, voire peut-être de ma vie, que je me sens autant assisté. Ceux qui me connaissant savent à quel point je déteste me faire pousser. Heureusement que je peux, en serrant les dents, encore prendre ma douche, aller aux toilettes et m’habiller seul. Je ne suis plus maître de mes mouvements, je suis dépendant de celui qui me pousse, je dois avoir confiance en la personne qui m’aide. Mon fauteuil n’étant, volontairement, pas un fauteuil que l’on pousse, cela m’a valu quelques chutes douloureuses dans les premiers temps jusqu’à ce que mes « pousseurs » prennent la main. Au bout de la semaine, Lucie, Elodie et Pierre qui se relayaient pour me pousser ont assimilé tous les pièges qui font mon quotidien et que j’évite en temps normal inconsciemment.
Nous sommes à la recherche d’un vélociste où je pourrais confier Héméra pour un check-up complet. J’espère qu’ils me la rendront en pleine forme. La deuxième mission est de me trouver de nouvelles chaussures. Lucie, Elodie, Pierre étaient révulsés par l’odeur que dégageaient mes jolies baskets orange. A force de prendre la pluie l’odeur était devenue nauséabonde à vous en tirer des larmes. D’autre part, je les avais mises à rude épreuve et un énorme trou sur le pied droit diminuait sévèrement l’imperméabilité, déjà partielle, de mes chaussures. Après les avoir, non sans un pincement au cœur, jeté à la poubelle, me voilà donc en train d’acheter de nouvelles chaussures, jaunes cette fois !
Ce soir nous retrouvons une nouvelle fois Laura et Suvi (que j’avais déjà vu à Pajala). Après un bon dîner, nous retournons à l’hôtel faute d’avoir pu trouver une place dans un autre hôtel. Il y a beaucoup d’animations cette semaine à Helsinki ce qui explique que la ville soit prise d’assaut et que tous les hôtels affichent complet. En revanche pour jeudi et vendredi nous partons pour le camping de Oitta à 20 km de Helsinki. Alors que Lucie, Elodie et Pierre s’y rendent à vélo, moi je passe la journée seule pour les rejoindre en fin d’après midi en taxi.
Pour ce qui est des nuits de samedi et dimanche nous les passerons chez Laura qui nous accueille très gentiment chez elle. Elle nous prépare avec l’aide de Suvi un repas typique finlandais pour le déjeuner de samedi et nous emmène sur un petite île à l’extérieur de Helsinki dimanche.  L’avantage de passer du temps avec des locaux, c’est qu’on sait où aller, on peut savourer des plats finlandais délicieux et on évite tous les pièges à touristes.
Pierre est parti dimanche et lundi Lucie et Elodie l’ont suivi. De façon générale, ils n’ont pas eu de chance car en plus de la pluie, ils ont du subir mon accident bouleversant peut-être l’idée qu’ils s’étaient faite de leur voyage. Je les remercie donc pour leur patience et leur soutien. Il est certain que sans eux, l’accident aurait certainement été vécu différemment. Grâce à eux, je suis aujourd’hui moralement prêt à repartir. Malheureusement, la volonté ne fait pas toujours tout. Aujourd’hui, je suis confronté à mes limites physiques qui m’empêchent de lever mon bras et d’exercer quelque force que ce soit. C’est frustrant, grisant et douloureux!
Je dois attendre, mais jusqu’à quand ! Puisque je ne peux pas attendre indéfiniment, je me suis fixé comme date butoir : vendredi. Au delà de vendredi, je serais obligé d’abandonner car une arrivée est prévue le 31 août à Copenhague et il me reste 750 km entre Stockholm et Copenhague. Moralement, je me sens obligé d’être à cette « arrivée », projet bouclé ou pas… Affaire à suivre !

Commentaires

Salut Yves
Je viens de rentrer de ma semaine de vacance et je viens d'hurler "MERDE" en te voyant en photo, ton bras en echarpe.
Je me suis précipité sur tes textes et "OUF" !!! tu t'en sors plutôt bien !!!
Bon courage, bon repos et j'espère que tu seras d'attaque pour vendredi mon pote !!!!
Bises des deux steph

Ecrit par : STEPHANE | 19/08/2008

Salut Yves
je croise les doigts pr que vendredi tu puisses repartir. Sinon, tu auras déjà réalisé un projet très impressionnant.
Bravo pour ta motivation toujours au plus haut, tu nous donnes de belles leçons!
plein de courage
grosse biz
pierre

Ecrit par : pierre | 20/08/2008

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