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09/08/2008

Je fais du vélo en compagnie d'Iban et Pierre

Bonjour à tous,

Dimanche – Cette fois Iban a bien dormi avec tout son. Pour la journée, nous prévoyons d’aller sur une île qui se trouve à 50 km d’Oulu. Cette petite île n’est accessible que par bateau et se trouve non loin de l’aéroport, ce qui nous permettra d’aller chercher Pierre le lendemain.
Après un jour de pause, il est toujours un peu difficile de reprendre et cette fois-ci ne fera pas exception. Avant de prendre la route, nous passons faire un tour dans un magasin de sport car j’ai besoin de m’acheter un pull. En effet, on a beau être au mois d’Août, les nuits se rallongent et il fait très froid. Pour certains finlandais, le fait que les nuits se rallongent est le signe de l’approche de l’hivers. Je n’ai aucun mal à le croire ! 16h00, chaudement équipés et avec le plein de nourriture, nous sommes prêt à partir. La route est très plate mais j’essaie de me caler sur le rythme d’Iban, ce qui est dur.
Le seul accès possible à l’île vers laquelle nous nous rendons est en prenant le bac. La durée de la traversé est de 25 minutes et nous arrivons sur une île très peu fréquentée. A la recherche d’un endroit où dormir, nous pédalons tout droit sur la seule route insulaire. Il est à peu près 20h00 et avant de nous arrêter, il faut que l’on trouve de l’eau. Les rares habitations sont souvent inoccupées et il nous faut donc chercher un peu. Nos gourdes remplies, nous trouvons un superbe site au bord de l’eau sur une jetée. Le site nous offre en récompense de nos efforts un magnifique coucher de soleil. Ce fut une courte mais intense journée et sous un froid de canard, nous nous endormons.

Lundi – Réveillés par le soleil, il est 5h30 il faut que nous fassions 30km pour arriver à l’aéroport d’Oulu où nous attend Pierre. Il fait 5 degrés et nous pédalons à un rythme élevé afin d’arriver aux environs de 8h00. Fatigué, nous parvenons à rejoindre Pierre à 8h30 et il est paré pour le départ. Mais une nouvelle fois, un incident vient nous perturber. Pierre a tout Ses bagages sauf mon réapprovisionnement en nourriture et en médicaments. Le sac contenant tout ça est resté bloqué à Helsinki car les douanes n’ont pas accepté de le laisser passer en cabine. Il devrait donc arriver avec le prochain vol. Nous décidons de continuer notre route sans le colis en espérant qu’il nous soit livré rapidement. Le climat se réchauffe petit à petit sans atteindre des températures record. Pierre est même surpris par la fraîcheur de l’été finlandais. La région d’Oulu est très agréable pour le vélo avec toujours ce même relief qui contraste tant avec la Norvège !
Pour éviter de nous retrouver au milieu des camions, des camping cars et caravanes, nous empruntons des routes secondaires. Des routes bucoliques traversant la campagne finlandaise avec des faux airs de campagne française me changent une nouvelle fois des paysages vus jusqu’à présent. La route secondaire sur laquelle nous évoluons maintenant depuis notre déjeuner se transforme désormais en chemin de terre. J’entends encore Iban préciser que ça ne peut être que temporaire. Pourtant virage après virage, le revêtement ne change pas, passant de gravier à gravillon, à terre. Ma vitesse est réduite, mes bras forcent et je n’en vois pas le bout. Ca fait maintenant 20km et 3h que nous pédalons dans ces conditions éprouvantes. Un peu plus tôt, dans l’après-midi, Iban a précisé à la compagnie aérienne où nous nous trouvons pour qu’un livreur nous apporte ma valise. Nous sommes donc perdu dans la campagne sur ce chemin caillouteux et on ne sait pas par quel hasard, le livreur a réussi à nous trouver. Nous devons désormais continuer sur cette route avec 10 kg supplémentaires.
Après 30km, et 5h d’intenses efforts et de lutte contre la crise de nerfs, nous parvenons enfin à la fin de notre calvaire. Ce calvaire se termine par une petite frayeur.  Effectivement, la route descend quelque peu et le revêtement est très meuble. Je prends de plus en plus de vitesse et freine… C’est alors que ma caravane chasse pour la première fois… Je perds le contrôle, ma roue passe à quelques millimètres du caniveau et moi d’une grosse peur. Je me retourne pour voir Iban qui a, semble-t-il, eu encore plus peur que moi !
Il est 21h00, et après avoir fait le plein d’eau chez un particulier, nous nous arrêtons dans un champs au bord de la route pour y camper. Ce soir la température sera véritablement polaire avec 8 degrés, beaucoup d’humidité et du vent. Nous trouvons sans problème le sommeil après cette journée physique d’une centaine de kilomètres.

Mardi – Nous sommes prêts à décoller à 10h00 et ciblons Kiuruvesi. Cette étape de 125 kilomètres commencera par du plat et terminera par un relief nettement plus vallonné. Chaque descente est trop courte et chaque montée trop longue. Ce sentiment est d’autant plus vrai en fin de journée avec plusieurs dizaine de kilomètres dans les bras ou dans les jambes. Même si c’est plus éprouvant physiquement, la vue est beaucoup plus variée et intéressante. Aujourd’hui, nous serons surtout confrontés au problème de la langue puisque à plusieurs reprises, nous comprendrons mal les indications des gens et perdrons quelques minutes à nous rendre compte de nos erreurs.
Nous arrivons à 21h00 à Kiuruvesi, plus fatigué que la veille mais avec la récompense d’une bonne douche bien chaude dans un camping situé sur le terrain des pompiers.

Mercredi – Départ 10h00 avec une étape très importante et avec un timing primordiale. En effet, nous devons prendre un bateau jeudi matin à 9h00 qui nous emmènera de Kuopio à Savonlinna. Cet itinéraire, est complètement différent de l’originale et même s’il rajoute quelques kilomètres, il nous évite de prendre les principaux axes routiers et nous fait traverser la célèbre région des 1000 lacs.
Cependant, avant d’en arriver là, il nous faut parcourir 135 km. Quel beau cadeau que cette journée, pour Iban dont c’est l’anniversaire aujourd’hui !
Le relief ressemble beaucoup à celui de la veille en fin de journée. C’est un relief qui casse mon rythme et donne l’impression que la route se dresse en véritable obstacle, voire même en mur infranchissable, à mon retour au bercail. Les 135 km sont d’autant plus durs que nous avons fait énormément d’efforts durant les jours précédents. Nous nous imposons des pauses tous les 30 kilomètres, soit toutes les deux heures. Les kilomètres ont du mal à tomber et nous n’en voyons pas le bout. Notre pause déjeuner à Pielavesi est à 15h00 et nous ne sommes même pas à la moitié du chemin. Moralement, c’est dur. Va-t-on y arriver ?
A 22h30, nous arrivons au camping sur les rotules. Les dernières montées ont été très fatiguantes et nous sommes tellement heureux d’avoir bouclé cette étape. Je ressens un véritable soulagement car d’une part nous avons beaucoup roulé pendant ces trois derniers jours et d’autre part car jeudi est un jour de pause. Qui plus est je me rapproche de plus en plus du sud, les gens deviennent de plus en plus chaleureux et les nuits de plus en plus longues. Je vois le bout de mon voyage, je me rapproche de chez moi. Même s’il me reste encore beaucoup de kilomètres à parcourir, mes étapes devraient être plus courtes car je suis dorénavant moins pressé.

 

Commentaires

Hallo,
Ik zal dit posten in het nederlands, ik weet dat je deze taal kent. Het is al weer een tijd geleden dat we een dag samen hebben gefietst tot aan de Noordkaaptunnel. Proficiat met het bereiken van de Noordkaap. De laatste beklimming zal wel zeer zwaar geweest zijn voor jou, die was voor mij ook zeer zwaar. Ik ben op dezelfde dag op de Noordkaap geweest, maar wel zonder bagage geen en terug. Dan ben ik richting Finland geweest tot in Helsinki en dan de boot genomen tot in Rostock. Hoe is het nog verder gegaan met José den Belg? Je kan alles zien op mijn site www.up2north.be. Hopelijk krijg ik nog een mail van je.

Groeten Jos

Ecrit par : jos somers | 11/08/2008

Oh sorry, een foutje. www.up2north.be

Ecrit par : jos somers | 11/08/2008

bravo ! très belles photos !

Ecrit par : valerie | 12/08/2008

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