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30/07/2008

Camping sauvage, barbecue, pêche...

Bonjour à tous,

Dimanche – C’est un jour de pause. Je suis très fatigué des deux derniers jours et c’est donc avec plaisir que je profite de ma journée et du soleil en compagnie de Claudia et Thomas. Nous passons tout le dimanche ensemble.

Lundi – Il est temps de se remettre en route. Nous quittons Rovaniemi et empruntons une route très calme le long de la rivière Kemijoki. Même si le temps est légèrement couvert durant la matinée, l’après–midi est nettement plus ensoleillé. Nous avons deux styles de pédalages totalement différents et nous nous adaptons au rythme de l’autre. Claudia et Thomas vont bien entendu bien plus vite que moi et ils réduisent donc leur vitesse pour rester avec moi. Ils ont l’habitude de profiter beaucoup plus de leur pause et c’est donc avec bonheur que je profite aussi des miennes. Pédaler à trois est plus convivial que tout seul, nous alternons grandes discussions et grand silence. Vers 18h00 nous décidons de nous arrêter pour essayer de pêcher dans le fleuve. Tandis que la première tentative est fructueuse, les autres ne seront que déception. Même si Thomas est tout content ainsi que Claudia et moi, d’avoir pêché ce poisson, il est bien trop petit pour tous nous nourrir.
Il est maintenant tard et plutôt que de chercher un nouvel endroit, nous préférons rester ici pour passer la nuit. Il faut cependant trouver le bon endroit où planter la tente ni trop près du feu, ni dans un endroit infesté de moustiques, sur une surface ni trop molle, ni trop dure et dans laquelle les piquets se plantent aisément. Nous parvenons à trouver notre site et, malheureusement, il est à l’ombre. Nous dînerons donc au coin du feu, profitant de la vue magnifique du bord de rivière.
Maintenant que nous descendons vers le sud et que nous nous «rapprochons » de l’hivers, les jours se raccourcissent, si bien que lorsque nous nous couchons, le soleil est déjà passé derrière l’horizon. Toujours pas de nuit mais un ciel coloré entre le bleu et le rouge accompagne notre nuit. Une fois dans ma tente, je suis obligé d’utiliser pour la première fois, ma frontale. Le ciel vierge de nuages, toute la chaleur accumulée par la terre pendant la journée s’échappe d’où une nuit frisquette, mais emmitouflé dans mon duvet, je parviens tout de même à trouvé mon sommeil.

Mardi – Le soleil commence à transformer nos tentes en sauna et nous sommes donc contraints d’en sortir vers 8h00. Après un déjeuner au soleil, nous partons pour notre journée. Le but est de camper près de Kemi, et si possible au bord de la mer.
La descente vers la mer va nous faire traverser des paysages bucoliques pas très différents de nos campagnes françaises. De vastes prairies très fleuries longent la route, des maisons et des fermes de plus en plus régulières se dessinent sur ce paysage légèrement vallonné. Au milieu de tout ça coule toujours l’imperturbable Kemijoki.
Aujourd’hui, je me rends compte que j’ai mal calculer mon réapprovisionnement et je suis à court de déjeuner, il faut donc que nous passions au supermarché afin d’acheter le nécessaire. Une fois nos caddies bien remplis, nous déjeunons sur le parking du supermarché et je me rends compte que je n’ai pas eu aussi chaud depuis bien longtemps. Claudia et Thomas m’ont apporté le soleil dont j’avais besoin depuis si longtemps. L’estomac bien rempli, nous pédalons jusqu’à Keminma, pour trouver une nouvelle fois un supermarché en vue du barbecue de ce soir.
Désormais, il faut trouver le bord de mer. Après plusieurs kilomètres en quête de notre objectif, nous posons pied à terre aux environs de 19h00. Heureux de pouvoir contempler la mer sous un soleil radieux, Thomas se met au travail pour produire suffisamment de braises pour faire cuire nos viandes. Le repas est copieux et après nous être sommairement lavé dans la mer à l’eau très fraîche nous allons nous coucher.

Mercredi – Une nouvelle fois réveillé par le soleil tambourinant sur nos tentes, nous prenons notre dernier petit déjeuner ensemble. Claudia et Thomas partent en direction de la Suède alors que moi je pars pour Oulu en Finlande, où me rejoignent deux amis. Le premier repas de la journée dans l’estomac, je dis au-revoir à mes compagnons de route. Je les retrouverais peut-être plus tard à Stockholm car ils y seront pendant les mêmes jours que moi. En attendant, je suis surpris de voir à quel point leur départ me touche. On se lie rapidement d’amitié avec des gens qui partagent les mêmes épreuves. Deux jours ont suffit pour que je m’attache à leur présence. Pédaler à plusieurs fait passer les journées rapidement, c’est une motivation supplémentaire et ça me permet de partager mes émotions ainsi que d’écouter les leurs. Le fait que nous ayons le même âge et bien que nos centres d’intérêt et opinions soient différents, nous avons beaucoup échangé tant sur l’expérience du cyclotourisme que sur des questions plus personnelles. J’ai vraiment passé deux trois jours agréables et ils représentent une nouvelle rencontre après José, Daniel et tous les autres qui marque mon voyage.
Les premiers kilomètres seuls sont durs et les émotions que je ressens sont fortes, le fait d’être à nouveau seul est difficile à accepter. Très vite, je retrouve mes repères et j’arrive donc à Kemi. Comme à chaque fois que je suis dans une ville, j’ai du mal à en trouver la sortie.
Ma route d’aujourd’hui va longer la mer mais je suis sur une sorte de nationale sur laquelle les automobilistes très nombreux me doublent à toute allure. Certains camions passent à quelques centimètres de mes bras et l’espace sur le côté de la route est très étroit et de mauvaise qualité.
Il est 17h00, je ne suis plus qu’à 60 kilomètres de Oulu et je trouve un camping au bord de la mer. Je ne souhaite pas prendre le risque d’aller plus loin et je décide donc de m’arrêter pour la nuit au camping de Merihelmi. Je plante ma tente à 20 mètres du bord de la mer et j’oriente l’ouverture de ma « chambre » en direction de l’eau. Je vous écris actuellement de ma tente avec cette vue magique en attendant de pouvoir assister au coucher de soleil.
Je suis à nouveau heureux, me sens libre et le cœur léger.

Commentaires

C'est vrai que ce doit etre difficile de quitter si vite des personnes avec qui tu viens de partager une veritable intimité,de bonnes discussions,de bons repas...............
Bonne continuation avec la "nouvelle equipe" ..............Encore beaucoup de courage pour ts les kms qu'il te reste à parcourir................bise marie

Ecrit par : marie | 31/07/2008

Bonjour

Merci pour ton blog passionnant à lire qui fait aussi découvrir le handbike.

Bonne Route

Ecrit par : Kolosyki | 02/08/2008

Courage, les copains arrivent.....
Noémie et Guillaume suivent tes exploits en transpirant et Xavier et moi , en regardant l'Océan Indien.
Le séjour s'achève et nous sommes tristes de quitter cette petite famille et Zoé quifait beaucoup de sourires.
Bizzzz

Ecrit par : françoise bruneau | 04/08/2008

bravo Yvette !! c'est fantastique ce que tu réalises.

Ecrit par : Thomas | 18/08/2008

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