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03/07/2008
Des paysages à couper le souffle
Bonjour à tous,
Je m'excuse mais les connexions internet sont rares dans cette région. Pour ce qui est des photos, je n'arriver pas à les télécharger et je pense que c'est dû à la connexion. C'est dommage... Il faudra attendre un petit peu, je suis impatient de vous les montrer...
Mercredi – Je pars ce matin de Kautokeino et je commence par une jolie côte. Le temps est agréable et il y a un peu de soleil, ce qui n’était pas gagné au vue de la pluie qui est tombée cette nuit alors que j’étais sous ma tente.
Mais il y a un énorme orage qui se dessine sur ma droite, il n’y a pas de village dans lequel je peux m’abriter et le relief ne me permet pas d’accélérer pour tenter de distancer la pluie. Avec la peur au ventre et les souvenirs des jours passés, je continue donc. Il semblerait que j’ai de la chance et un bon timing. La pluie me passe juste derrière et les nuages menaçants se ferment derrière moi. J’ai donc fait 60km mais je n’ose pas continuer de peur que la pluie ne me rattrape alors que là où je suis il fait un temps magnifique. Je m’arrête donc pour la nuit dans un camping miteux et abandonné. Je profite du soleil car il est encore très tôt et je peux admirer tranquillement la montée que je devrais affronter le lendemain. Je me couche tôt pour essayer de me lever aux aurores le lendemain matin, mais voilà, je ne trouve pas le sommeil.
Jeudi – Je me réveille pas aussi tôt que je l’aurais voulu mais je suis prêt à 8h30. Le temps est très couvert et je regrette de ne pas avoir fait la route la veille. L’étape de la journée commence par un relief qui ne joue pas vraiment en ma faveur. Je monte en altitude, il commence à faire froid et le vent ne m’aide pas à me réchauffer. J’ai l’impression de toucher les nuages et le peu de monde sur la route accentue cette sensation d’être seul au monde. Enfin je commence à redescendre un peu et je longe la rivière Eibyelva. Le cadre est splendide et la route longe la rivière avec à ma droite le versant de la montagne, à ma gauche Eibyelva et de l’autre côté un autre versant de montagne. Sur ce versant de petits cottages… Sans route pour s’y rendre… Je m’arrête alors pour demander à un norvégien qui est encore dans sa barque, comment ils font pour se rendre dans ces petites maisonnettes. Il me répond qu’en été, ils sont obligés d’y aller en bateau et en hivers lorsque la rivière est gelée, ils peuvent utiliser les motos neige. Je rêve d’avoir une maison comme ça plus tard où il règne la solitude et le calme. Une autre bizarrerie de ces petites maisons, c’est le petit abris qui les accompagne et qui se trouve souvent en retrait de la maisonnette. Hé, bien ce sont les toilettes… En été, je veux bien, mais être obligé de sortir par un climat hostile pour aller faire ces besoins, en hivers; ça j’ai du mal. C’est la tradition me répond-il ! Revenons à la rivière, la gorge se resserre et les versants deviennent roche. Bientôt un panneau annonce, descente 8%… Ca va être que du bonheur pour moi et je vais pouvoir très vite arriver en bas…Mais non… Je ne peux pas… en effet le long de la route coule la rivière qui très vite s’accélère et offre rapides et cascades. Le son de l’eau qui tombe est magique et rebondit sur les parois de la gorge. Je ne peux malheureusement pas m’arrêter quand je veux car la visibilité y est très mauvaise. Je parviens tout de même à contempler l’eau qui coule assez régulièrement. Le spectacle est tout simplement époustouflant et toutes les montées que j’ai du gravir sont maintenant oubliées. Quand j’arrive dans la vallée et que je me retourne pour voir d’où je viens, je vois ces montagnes de roche, nappées de verdure d’où sort cette rivière. Je suis content d’avoir pris ce chemin dans le sens de la descente et non pas l’inverse. La toundra dont je vous parlais il y a quelques jours a complètement disparue et c’est de nouveau une végétation luxuriante qui a fait son apparition. J’arrive à Alta, le ciel est toujours aussi nuageux et je me rends compte à quel point il fait froid… Je ne sais pas encore si demain je reste ici pour la journée pour visiter ou si je repars plus loin. Je suis tout de même impatient d’atteindre le Cap Nord qui ne se trouve plus qu’à 238 km…
20:21 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Salut Yves
Content de voir que cela se passe bien malgré les attaques de moustiques !!!
Mais combien de degré as-tu? Il semble aussi que tu profites un peu plus du soleil....
Déjà un mois !! Donnes nous ton avis : tu as rencontré plus de galères ou plus de bons moments?
Tu penses être plutôt en bonne forme ou fatigué?
Bises et bon courage. Bientôt ton objectif... 238 km....
Ecrit par : STEPHANE | 04/07/2008
Je ne t'oublie pas Yaves, suis pas mal occupée mais j'essaye de prendre le temps de te lire quand même!! profite mon petit!!!
bisous
Ecrit par : elodie | 04/07/2008
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