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30/05/2008
J-2
Bonsoir à tous,
Ca y est, c'est le dernier week-end, les dernières 48h que je savoure délicieusement. Pour cette dernière journée de préparatif je vous laisse profiter de quelques photos ainsi que d'un texte que m'a remis un ami. Appréciez... La prochaine fois que vous aurez de mes nouvelles, je serai en route pour l'une des aventures les plus excitantes qui m'ait été donnée d'organiser.
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J'ai toujours été à fond pour ce projet. De toutes façons j'ai toujours été à fond pour Yves. Lorsqu'il m'a héroïquement sauvé la vie alors que je répandais mon sang (O+) au fond d'une piscine (même pas chauffée), lorsque les os de mes chevilles se baladaient gaiement dans mes Converses suite à un saut opportuniste depuis un semi-remorque dans les rues de Maastricht, lorsque je me perdais dans le metro de Copenhague, et surtout lorsque j'essayais avec lui l'ersatz de bicyclette qui devrait, sauf crevaison, l'aider à franchir les portes du Periph et atteindre la banlieue (très au) Nord. Mais là je ne peux plus. J'avais pourtant prévu de le rejoindre cet été, mais non. Pour me rapprocher un peu de lui et l'accompagner par l'esprit je me suis cassé un os de chaque main. Deux bras dans le plâtre pour trois mois. C'est comme un stage d'immersion linguistique au Portugal : tout le monde parle de plâtre autour de moi. Et surtout je suis handicapé. Et je commence à comprendre. Sans mes mains je ne peux pas vivre : je ne peux pas m'habiller, je ne peux pas manger, je ne peux pas sortir de chez moi puisque je ne parviens pas à tourner la clé dans ma serrure pour rentrer, j'arrive à peine à changer de chaine sur la télé. Mes journées sont longues... ce mot est tapé avec mon nez, ça m'a pris 7 heures. Pour Noel je peint des cartes postales de l'Unicef avec les pieds. Mais la différence est là : je passe mes journées à me plaindre, alors que d'autres se bougent le cul pour rallier le Cap Nord. Bravo Yves.
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22:02 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
26/05/2008
Le départ... s'approche vite, très vite...
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, mes sentiments sont très mitigés , ils oscillent entre excitation, inquiétude, joie et peur. L'excitation de partir pour une aventure qui promet d'être palpitante avec de nouvelles rencontres, des paysages nouveaux et grandioses. Inquiétude, qui sait quel temps il va faire, va-t-il pleuvoir ou va-t-il faire un temps magnifique ? Joie, ça fait 5 mois que je pense jours et nuits à ce départ, 5 mois que je le prépare, 5 mois de bonheur qui s'achèvent par le départ; le départ qui est le début d'une nouvelle aventure qui promet d'être différente, riche et originale. La peur c'est celle de dormir seul sous une tente dans un petit coin de campagne perdu, c'est celle de casser le matériel sans âme qui vive aux alentours, c'est celle de craquer physiquement ou mentalement. Tout ces sentiments font partis de l'aventure, ils la pimentent et ils font partis des raisons pour lesquelles je fais tout ça.
J'ai passé tout mon week-end avec ma petite balance afin de peser tout mon matériel. Il faut choisir ce qu'il est judicieux d'emporter avec soi et ce qui l'est moins. Très peu de vêtements, une serviette ultra-légère, des outils ultra-légers, un petit tube de dentifrice, un petit savon...
Il faut choisir le poids au détriment du confort, mon fauteuil roulant est littéralement désossé de tout accessoire superflu.
Je profite aussi de cete article pour vous communiquer le départ. Pour ceux qui sont intéressés, je vous invite à venir nous rejoindre le dimanche 1er juin à 13h30 sur la place Vendôme (en face de la boutique Jaeger-LeCoultre). Nous roulerons sur les quais de Seine en direction du bois de Vincennes pour terminer par un petit pique-nique improvisé. Si l'un d'entre vous a des contacts privilégiés avec notre ami le soleil, je vous serai gré de l'y convier.
Départ: J-7
23/05/2008
10 jours avant le départ
Bonjour à tous,
Voilà, maintenant la soirée est passée, mon budget est sur le point d'être bouclé, le matériel est presque au complet. J'ai une trentaine de cartons de nourriture dans ma chambre, empilée autour de mon lit. cette fin de semaine ainsi que la semaine prochaine sont dédiées au rassemblement de mes affaires, me limitant au strict minimum ainsi qu'aux derniers préparatifs
Cette semaine a été agitée en terme d'organisation.
En début de semaine, j'ai passé un petit séjour aux Thermes Marin de Monte Carlo, très gentiment accueilli par la SBM de Monte Carlo afin de faire quelques tests, tels que des bilans sanguins, des tests de capacité respiratoire, des tests de composition corporelle ainsi que des tests d'effort. Ces tests me premettront de mieux connaitre mes limites, de mieux gérer mes efforts et de partir avec des compléments alimentaires adaptés. Les premières conclusions de ces tests sont très bonnes et je suis fin prêt pour mon aventure, je dois cependant manger plus de poissons gras des mers froide afin de combler un petit déficit en Omega 3... Réagir en fonction de tout ces résultats augmentera mes chances de réussir.
Après deux jours passés en compagnie de médecins très sympathiques et compétents, je suis retourné chez moi à Paris afin d'emballer toutes mes affaires avant de repartir pour Lyon. Sur la route, je me suis arrêté chez Jonathan & Fletcher afin de vérifier ma combinaison. Elle est magnifique et c'est avec plaisir que je vous abreuverais de photos dès que les dernières retouches auront été finies.
J'ai terminé la semaine, c'est à dire ce matin, par une présentation de mon projet à trois classes (CE2 et CM1) de Fontaines sur Saône (le village où habitent mes parents). C'était une grande première, une expérience originale, rythmée par des questions pertinentes et intéressantes. On m'a demandé si j'allais prendre les autoroutes, si j'emmenais un four avec moi pour cuisiner, ce que je ferais si je me blessais ou que mon matériel cassait. Cette présentation palpipante s'est achevée par la question suivante: qu'est ce que je fais s'il pleut, qu'il fait nuit, que je suis blessé et que mon matériel est cassé; situtation apocalyptique, qui je l'espère, ne se présentera pas.
A la semaine prochaine..
16:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19/05/2008
La soirée au O'Sullivan
Bonjour à tous,
Je souhaite remercier tout ceux qui sont venus le 14 mai à cette soirée au O'Sullivan, nous avons totalisé 100 entrées et récolté un peu plus de 800€. Sans vous ceci n'aurait pas été possible. Je souhaite aussi remercier Elodie et Sophie ainsi que Karine de m'avoir aidé dans l'organisation de cet événement, Tarek de nous avoir mis à disposition le O'Sullivan. La présence de tant d'artistes était très gratifiante. Merci à The Bernards en acoustique venu malrgré l'absence de l'un des leurs, Zee Ambryons qui ont mis le feu avec un saxophoniste très expressif et enfin les Lavomattic avec leur touche originale Afro. Tout ceci a été parfaitement orchestré par le duo Garnier et Sentou qui nous ont fait rire par leurs sketchs leur dynamisme et leur bonne humeur. Merci aussi au Dj qui malheureusement n'a pas pu joué car nous avions pris trop de retard.
Ca c'est tel que vous avez perçu la soirée, mais je peux vous dire que même si la soirée s'est organisée très facilement, le O'Sullivan nous ayant énormément facilité la tâche, il y a eu quelques moments de stress. Je n'y connais pas grand chose en musique, comment savoir quel est le matériel nécessaire pour un concert. Quoi, nous n'avons pas "d'ingé son"... Heureusement que Yann, "l'ingé lumière" nous sauve la mise en s'y collant. Nous avons une heure de retard sur le planning et nous devons faire patienter les gens devant la porte... Comment faire pour gérer l'impatience des gens.
Malgré tout ces petits imprévus qui animent la soirée, nous arrivons tout de même sans ecombre à la fin en regrettant que ça n'ait pas duré plus longtemps.
J'ai placé des photos de la soirée dans "mes photos", d'autres suivront bientôt...

Départ: J-14
12:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
16/05/2008
Un week-end en balade 2
Bonjour à tous,
Il est temps de reprendre l'histoire du week-end dernier, là où je m'étais interrompu.
Ca fait quelques heures que je dors déjà, mais il ne fait pas très chaud dans cette tente. Je regrette de ne pas avoir pris mon sac à viande en soie. Je regrette aussi de ne pas avoir plus gonflé mon matelas. Le sol sur lequel je suis allongé n'est pas des plus confortables. Mes rêves reflètent bien mon état d'anxiété, en effet je n'ai cessé de rêver à des rodeurs qui tournaient autour de ma tente. C'est un sentiment qu'il va falloir rapidement maitrisé une fois en route car les nuits sont importantes pour la récupération et il vaut mieux avoir un sommeil tranquille.
Il est maintenant 8h15 et j'entends mes deux comparses qui se réveillent. Je sors de ma tente et le temps est comme la veille et le soleil tape déjà. Il faut que je me couvre avec le T-shirt d'Elodie car mes coups de soleil de la veille risquent d'être douloureux si je ne les mets pas à l'abri. La crème d'hier n'a pas suffit. Un petit déjeuner rapide, la brosse à la dent à la bouche, il faut replier tout le matériel. Après avoir répondu aux besoins naturels, chose non aisée en pleine nature, nous sommes à nouveau sur les routes du Vexin.Je croyais avoir été épargné par les moustiques, que neni... ça me démange de partout et oui nous avions oublié la bombe de protection. Il faut plus que des boutons de moustiques pour que je jette l'éponge, nous continuons donc... Le relief n'est pas des plus cléments et les côtes sont plus nombreuses et plus difficiles que la veille. Nous enchainons montées sur montées, à chaque virage on espère en voir le bout. Et puis, nous voilà en haut du mini-col avec sa descente, tous mes mauvais souvenirs resurgissent alors, attention la roue peut se désenfourcher mais je peux aussi éclater un pneu.
Il est déjà midi et l'heure de déjeuner. Une halte sur la place du village sur le parvis de la mairie. Ca fait du bien de se rassasier et de reprendre des forces. Nous finissons notre déjeuner à la terrasse du café pour une bonne boisson fraiche et sucrée. Là, nous rencontrons une nouvelle fois d'aimables curieux qui nous indiquent le chemin du retour jusqu'à nos voitures.
Voilà, il est 18h00, nous avons rejoint nos voitures et avons parcouru 90 kilomètres dans le week-end. Et surtout... j'ai pu apprivoiser Héméra et son copain la remorque, j'ai pu me rendre compte de mes oublis et je reconsidère les distances de mon périple... Certaines journées du début avaient été plannifiées avec 90 kilomètres ce qui semble plutôt délicat, tout du moins au début.
La conclusion du week-end est très positive puisque j'ai pu pédaler deux jours successifs avec une nuit sous la tente tout en prenant beaucoup de plaisir, ce qui est de bon augure pour la suite.
19:35 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12/05/2008
Un week-end en balade...
Bonjour à tous,
Je vais vous conter mes trois derniers jours forts en événements et surtout en entraînement.
Vendredi, je suis allé pédaler sur le canal de l'Ourcq. Je souhaitais profiter de mon gps pour enfin savoir à combien de kilomètres se chiffraient mon parcours maximum. Toujours avec beaucoup d'appréhension suite à mon incident de la semaine précédente, j'ai pu savourer le soleil pendant les 50 kilomètres aller retour que représentent cette balade. La roue qui m'a fait défaut dimanche dernier semble tenir, cependant je ne me sens plus aussi confiant qu'auparavant et n'ose pas trop freiner brusquement de peur que cela ne se produise une nouvelle fois...
De retour de ce petit test je prends contact avec deux amis, avec qui nous avions prévu de partir en week-end faire du vélo pour tester le matériel sur deux jours. Nous partons donc, tous les trois, direction le Vexin. Cette fois, ce n'est pas juste Héméra et moi, mes deux amis se joignent à nous et la remorque fait aussi partie du voyage. C’est la première que je vais faire un tour avec ma remorque, qui plus est chargée… Cette excursion a plusieurs objectifs, le premier étant de tester la remorque, le second de tester une nuit sous la tente, le troisième voir si j'allais résister à l'effort. Après un peu de trajet en voiture, nous arrivons à Chaumont en Vexin, loin de Paris, son brouhaha, sa pollution et son trafic. Une fois la voiture garée le matériel monté, nous pouvons nous mettre en route. Le rythme à prendre est différent de celui sans la remorque et je souffre très rapidement de la fatigue et de la difficulté de traîner plus de 20 kilos. Toute cette débauche d’énergie nous pousse très rapidement à faire une pause afin de se reposer, reprendre des forces et régler un peu le matériel. Avec le ventre bien plein et un petit repos régénérateur, nous pouvons partir de plus belle. Nous sommes partis depuis une demi heure quand, à la suite d’une importante descente et la traversée d’une partie ombragée de la route, j’entends un petit bruit sec et un courant d’air vient me titiller la jambe. Le temps de freiner, je m’aperçois que c’est encore cette roue de devant qui cette fois à éclaté. Il n’y a plus qu’à s’arrêter sur le bord de la route, sortir les rustines et réparer sous un soleil de plomb. Nous partons ensuite pour traverser ces petits villages pittoresques et cette nature flamboyante, à la rencontre de gens très curieux de voir ce matériel original et amusant. Vers 19 heures, nous commençons à rechercher un endroit calme et à l’écart des habitations pour planter notre tente et faire une pause pour la nuit… Il faut monter le matériel que je découvre au fur et à mesure que je déballe les emballages. Le campement monté, je peux me reposer et préparer le dîner avec mes deux comparses. C’est un moment de détente très appréciable pendant lequel nous contemplons le soleil qui se couche derrière cette bute et la nuit qui se lève, éclairée par ce quart de lune. Il est maintenant tard et nous nous dirigeons donc chacun vers notre tente et après m’être apprêté pour la nuit et m’être glissé dans mon sac de couchage enfin je m’endors… Comment la nuit va-t-elle se passer ? Le matériel va-t-il tenir tout le week-end sans une autre crevaison, les efforts fournis dans cette journée vont-ils avoir une répercussion sur le lendemain ?
PS: n'oubliez pas la soirée de mercredi (14/05) au O'Sullivan, 92 bvd de Clichy à 20h30...
Départ: J-21 (Plus que trois semaines)
13:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09/05/2008
Intervention d'une amie
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, je laisse le clavier à une amie qui a souhaité s'exprimer... Je dois bien avoué que je lui ai "demandé" si elle voulait écrire quelque chose et elle a gentiment accepté.
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Voici une alternative à la rubrique « si vous étiez en fauteuil roulant ». En effet, je n’ai jamais été en fauteuil roulant, et les quelques expériences avec celui de Yves n’étaient pas terribles du tout.
Une question d’entraînement, sûrement...
Mais, pour les personnes en fauteuil roulant le maîtrisant bien, c’est plutôt à l’adaptation de la vie dans le monde des « valides » qu’il faut s’entraîner.
Yves a eu un bon entraînement… A travers ces quelques lignes, je voulais faire part des moments passés avec Yves où il prouve à tous qu’il ne se laisse pas dépasser par cette adaptation nécessaire…les structures -elles- n'étant pas toujours adaptées!
Alors voilà, je tenais juste à rappeler qu’à Maastricht, nous avons eu la surprise, avec Delphine, de voir en arrivant qu’Yves habitait au 3ème étage d’une maison de ville, aux escaliers si étroits et si raides que même sur nos deux jambes « de valides », c’était du sport !
Avec sa volonté, les 3 étages n’ont jamais été un obstacle pour Yves… Quand on pense que l’on pousse un « ouf » de soulagement lorsque l’on va dîner chez des amis au 3° étage et qu’il y a un ascenseur !
Et par la suite, son appart à Amsterdam était certes au 1er étage… mais les escaliers étaient encore pire qu’à Maastricht… sans parler de la douche (moins de 1m² !).
Et pour revenir à Paris, dans l’esprit de la rubrique de Yves, j’en profite pour pousser un coup de gueule contre le métro parisien. Car si vous et moi ne nous posons même pas la question de traverser Paris en métro (car en voiture, bon courage, surtout le samedi !!), et bien, prendre le métro avec un ami en fauteuil roulant, c’est…décourageant.
Il en faut du courage pour cet « entraînement » quotidien des personnes en fauteuil roulant pour s’adapter à nos structures. Yves est un battant et il nous le montre au mieux avec ce beau projet !
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Profitez bien de ce pont et à lundi pour un nouveau jour férié
11:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05/05/2008
Une expérience effrayante...
Bonjour à tous,
Hier je suis, encore une fois, parti m'entrainer. Pour changer, je ne voulais pas aller une énième fois sur le canal de l'Ourcq, j'ai donc démarré à partir de chez moi et j'ai pédalé en direction du bois de Vincennes. Avec le beau temps au rendez-vous, je n'étais pas le seul à avoir eu cette idée mais vu l'heure matinale, je pouvais tout de même pédaler à mon rythme sans trop gêner les familles encore peu nombreuses. Aux abords d'un passage un peu étroit j'ai tout de même testé ma réactivité et la force de freinage de mon frein à disque, évitant de peu un cycliste qui s'était arrêté devant moi. Je suis donc reparti de plus belle, profitant de ce soleil et de mon nouvel appareil GPS me donnant ma vitesse, ma distance parcourue et une fonctionnalité très appréciable de pouvoir retranscire, à posteriori, mon itinéraire sur Google Earth (vous en verrez très prochainement l'intérêt). Un peu plus loin, je trouvais que je forçais trop par rapport au braquet enclenché. Me remémorant alors l'incident (le freinage brusque) survenu un peu plus tôt, je me suis dit qu'il devait y avoir un problème avec mon frein à disque et que freiner un bon coup sec allait tout remettre en place... Quelle erreur, la réaction d'Héméra ne fut pas du tout celle escomptée puisque la roue directrice (attachée au cadre grâce à un axe à démontage rapide) décida de se déchausser... Mon vélo a donc piqué du nez sur la roue directrice et je me suis retrouvé à l'arrêt de façon quelque peu brutale.
Ai-je totalement cassé mon vélo ? Est-ce que le frein à disque, très fragile, est touché ? Est-ce que mes pignons sont abîmés ? L'ossature d'Héméra est-elle toujours intacte ? Tant de questions qui m'ont traversées l'esprit. Je déplace donc ma monture sur le bas côté et remercie qui de droit, d'avoir choisi un endroit plutôt calme pour faire cette expérience effrayante...
Comment allais-je rentrer jusqu'à chez moi, car je n'avais pas avec moi mon fauteuil à contrario de lors de mon périple ? Appeler des amis prendrait beaucoup de temps et ils ne seraient pas là au fin fond de la Norvège... Il fallait donc se débrouiller seul et ne compter que sur soi-même. Je remis donc la roue dans ses petits crochets veillant à bien serrer l'axe à démontage rapide. Après quelques vérifications et après avoir vérifier les freins, je me rend compte que ceux-ci freinent toujours la roue. Mes connaissances en vélo n'étant pas encore au top niveau, je décidais de n'utiliser que l'essentiel pour revenir chez moi et prévoir les réparations une fois à la maison. Je suis donc bien rentré et attends d'avoir un peu de temps pour très rapidement aller chez un vélociste pour faire vérifier les freins et la totalité du vélo pour que cet incident ne se reproduise pas.
Même si j'ai eu très peur sur le coup, je suis heureux que cela se soit produit sans gros trafic et dans des conditions favorables, c'est à dire au soleil et pendant un entrainement.
D'autre part, je profite de cette nouvelle pour vous dévoiler le nom du sponsor qui rejoint notre aventure: Jaeger-LeCoultre...
Départ: J-28 (ça se rapproche vraiment...)
13:45 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : handbike, paraplégique, handikapp-nord
02/05/2008
Le lendemain d'un 1er Mai
Bonjour à tous,
Qui dit journée chargée, dit blog délaissé et vous en patissez pendant que moi je suis embêté.
Ma journée a commencé par une petite virée sur le canal de l'Ourcq pour profiter du soleil et d'une température agréable. Ce dernier permet rapidement de s'éloigner de Paris et de se retrouver le long de l'eau et sous les bois, dépaysement assuré et tranquilité retrouvée. Je vous montrerai la vidéo probablement demain, quand j'aurai fini de la monter. Revenu chez moi, quelque peu lessivé, j'ai récupéré en me faisant un bon déjeuner après m'être douché. Dans l'après midi, je suis parti dans un magasin de bricolage afin de trouver quelques outils qu'il me manquait. Toujours la même idée en tête, le poids et ne prendre que des choses indispensables et légères. Je me suis ensuite dirigé chez mon opérateur téléphonique pour lui demander si je pouvais avoir un forfait qui proposait une connection internet illimitée à partir de l'étranger. Or il semblerait que dès que vous êtes à l'étranger, toutes vos communications, aussi bien internet que téléphonique, soient comprises hors forfait. Si quelqu'un peut m'apporter quelques renseignements sur ce point je serai ravi de les entendre! Car rester en contact avec sa tribu est une chose, mais il faut tout de même que ça reste raisonnable en terme financier. Voilà donc la problématique auquel je fais face et qui me taraude déjà depuis quelques temps; je suis sûr que la réponse est toute simple mais pour l'instant je ne l'ai pas trouvée.
Sur ce, je vous souhaite de profiter de cette semaine particulière entrecoupée de jours fériés, comme celle de la semaine prochaine. J'ai tout de même connu mieux pour pouvoir travailler efficacement...
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note