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04/04/2008

Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 10

Bonjour à tous,

Je suis embêté car celles-ci sont mes trois dernières anecdotes. Je vais creuser dans mon "passé" voir si je peux en trouver d'autres, sinon je vous promets de trouver un nouveau thème.

  1. Marcher, c’est pas très rapide comme moyen de locomotion tant mieux car moi je suis en fauteuil. Je vais plus vite dans les descentes mais dès que ça monte je peine. J’avais trouvé dans mes jeunes années un très bon moyen de me mouvoir encore plus rapidement, le scoot- fauteuil. Le principe est simple, je m’agrippe derrière la mobylette d’un ami et me laisse tirer sans effort jusqu’à mon chez moi (je remercie cet ami, sans lui mes années au Lycée auraient été bien fades). Inconscient me direz-vous, je répondrai juste, pratique, voilà tout ! Cette forme de traction originale est aussi disponible avec un vélo mais beaucoup plus lente et beaucoup plus éprouvante pour celui qui pédale (merci à cet autre ami qui plus tard m’a quand même remercié car le fait de m’avoir tiré l’avait remis en forme).
  2. Un soir que nous allions à une soirée avec des amis, nous avons tous remarqué qu’un groupe d’individus s’approchait dangereusement de nous. Ils étaient tous capuchés et l’endroit était connu pour être peu fréquentable... Avant d’arriver jusqu’à eux, il fallait passer un trottoir, c’est là que j’ai loupé l’obstacle et que je suis tombé involontairement par terre. Mon ami me demande alors si ça va, pour ensuite me glisser : si tu n’étais pas tombé, on était bon ! Ce jour-là, j’ai remercié le fait d’être en fauteuil et j’ai par la suite, passé une excellente soirée.
  3. Il arrive toujours un moment dans la discussion où votre interlocuteur blêmit et vous pose la question fatidique : alors comment ça se fait que tu es en fauteuil. Il y a une variante : est-ce que je peux te poser une question ? J’ai essuyé cette question un tel nombre de fois qu’aujourd’hui je devine même quand elle va tomber... N’hésitez pas, posez-là, il y a pire dans la vie ! D’autant plus qu’en parler fait du bien et ça permet de faire connaître certains aspects du handicap. En théorie, on craint, ce qu’on ne connaît pas, donc une fois que la question a été éclaircie, il n’y a plus lieu d’être craintif, et on se fait un nouvel ami.

A vendredi prochain soit pour de nouvelles aventures soit pour une surprise...

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