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31/03/2008
Le sport en fauteuil accessible à tous...
Bonjour à tous,
Alors comment trouvez-vous ce nouveau blog ? Etes-vous perdu ou vous en sortez-vous ? N'hésitez pas à laisser me laisser votre opinion !
Cette semaine, j'ai envi d'aborder le thème du sport et du handicap.
Heureusement que le sport pour handicapés existe et vous seriez même étonnés par l'offre qui existe. Vous pouvez faire du tennis, de l'athlétisme (quoique pas de saut de haies !), du basket, du tir, de la natation, du hockey, du foot et il y en a beaucoup d'autres. A chaque sport, son équipement. L'équipement étant le plus souvent un fauteuil différent, un fauteuil de tennis est un fauteuil avec généralement trois roues et une roue antibascule, un carrossage très important pour tourner rapidement et deux poignées sous l'assise (pour trouver son équilibre lorsque vous frappez une balle, me semble-t-il !). Un fauteuil de basket est quant à lui sur quatre roues avec toujours une roue antibascule, il est très souvent très haut et il possède une barre de protection sur l'avant pour protéger des chocs très réguliers (si vous avez déjà vu un match de basket vous comprendrez !). Un fauteuil d'athlétisme est un fauteuil trois roues avec la roue de devant qui part très loin. Pour chacun de ses fauteuils, la réflexion de la semaine dernière s'applique... Ces fauteuils sont très différents des fauteuils de tous les jours et sont très pointus et très techniques.
Pour ma part, j'ai pratiqué pendant quelques années du basket, c'est un sport très physique avec du contact, de l'effort et de la sueur. Ce que j'ai beaucoup apprécié pendant toutes ces années, c'est le collectif, les gestes sublimes que certains ont appris à effectuer et le contact. Beaucoup de gens sont souvent impressionés par ce même contact qui pousse les joueurs à tomber de leur fauteuil et à se relever avec une telle rapidité et dextérité. Je vous invite donc à assister à un match de basket, si l'occasion se présente un jour.
Par le biais de cet article, je souhaite en fait dire que même si ces sports sont destinés aux handicapés, il y a régulièrement des valides qui les pratiquent, tout du moins est-ce vrai pour la basket. Je trouve ça merveilleux... Même si nous sommes souvent avantagés par le maniement du fauteuil, certains sont très adroits et je me rappelerai toujours de mon entraineur de basket au Danemark qui avait appris, au fil des années, à manier son fauteuil avec une certaine aisance et qui en plus n'était pas maladroit au niveau du jeu. D'autres amis ont essayé et étaient certes très maladroits au niveau de la conduite mais retrouvaient rapidement une certaine adresse similaire au basket valide. Nous avions fait une fois avec mon équipe de basket une démonstration en jouant contre l'équipe B de l'ASVEL Villeurbanne et même s'il n'y avait aucun doute sur quelle équipe maitrisait mieux son fauteuil, les joueurs de basket valide, une fois trouvées leurs marques, devenaient très adroits aux tirs.
Tout ceci est vrai pour de nombreux autres sports et un certain nombre de valides pratique aussi du handbike. Je pense que c'est une très bonne chose, ce sont souvent des sports avec des régles différentes et surtout des sensations importantes et non comparables avec des sports de valides.
C'est pourquoi je vous invite tous à essayer tout ces sports juste pour le fun. De façon plus générale, je vous invite à essayer le fauteuil roulant, c'est quelque chose d'unique et une fois l'appréhension dissipée, ça en devient même ludique, donnez-moi vos opinions en répondant au petit sondage.
Départ: J-66
10:31 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : handisport, fauteuil roulant
28/03/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 9
Bonjour à tous,
Bienvenue sur le nouveau blog du projet HandiKapp-Nord
A partir d’aujourd’hui, tous les articles seront publiés uniquement à cette nouvelle adresse qui devrait m’apporter beaucoup plus de visibilité.
Ce nouveau blog a été rendu possible grâce à toute l’équipe de hautetfort.com, et surtout grâce aux conseils de Ludovic que vous pourrez retrouver sur son blog de voyage.
Sur cette nouvelle adresse vous trouverez un design plus dynamique, original et novateur avec des applications ludiques comme des petits sondages et de la musique. Vous y trouverez aussi les dates des différents événements que nous organisons, vous pourrez y télécharger le Communiqué de Presse et le dossier de présentation afin de pouvoir vous-mêmes les envoyer à qui bon vous semble. J’ai aussi mis à jour les médias qui parlent du projet et je tiens à vous annoncer la progression significative de notre récolte de fonds.
Maintenant, il est temps pour les petites anecdotes:
- Ca marche, ça roule et ça gaze… trois façons de vous demander comment vous allez, et il y en a d’autres. Quand les gens me croisent et qu’ils utilisent la première comme réflexe, ils blêmissent soudain se rendant compte du comique de la situation et se rattrapent en utilisant la seconde et se confondent alors en excuses. Quelque soit la formule utilisée, il n’y en a aucune de blessante, bien au contraire ! Le fait que la personne utilise « ça marche » vis-à-vis d’un invalide peut-être considéré comme un oubli de sa part que vous avez perdu l’usage de vos jambes. Cela montre que cette personne voit au-delà du handicap. Tant mieux donc…
- Juste après mon accident, un expert pour l’assurance est venu me poser un certain nombre de questions et a terminé par : « que souhaites-tu faire quand tu seras grand, mon garçon ? » Je lui ai alors répondu que je voulais voyager et que je préférais ça plutôt que d’être derrière un bureau. Pour moi, la vie c’était la nature, le plein air et le sport. Il a interprété cela comme le signe d’une instabilité psychologique et une preuve que je n’avais pas encore digéré mon handicap. Depuis, quelques années ont passé et mes priorités sont toujours les mêmes, je me suis juste adapté. Pourriez-vous donc s’il vous plaît lui prouver qu’il a eu tort ?
- Saviez-vous que, même après dix ans de handicap, il m’arrive encore de rêver debout ? Effectivement, il m’arrive régulièrement de faire des rêves et de me rendre compte lorsque je me réveille que mon fauteuil en était absent. Certains diront donc que c’est une manière pour mon cerveau de réprimer mon handicap, moi je dirais juste waouh, c’est cool de rêver.
A vendredi prochain pour de nouvelles aventures...
10:00 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/03/2008
Le fauteuil, une partie de ma vie...
Bonjour à tous,
Abordons cette semaine le sujet du fauteuil roulant. Précisons d’abord que le fauteuil est pour nous comme une paire de chaussures, à la différence près que vous pouvez vous passer de vos chaussures…
Si vous voulez vous sentir dans votre fauteuil comme dans une paire de pantoufles et en profiter un maximum il faut que celui-ci soit à votre taille. Un dossier trop haut et vos bras taperont sur le dossier à chaque poussée, ce qui à la longue vous fera souffrir… Un dossier trop bas et vous ne serez pas suffisamment soutenu d’où un risque de basculer. Une assise trop basse et vous vous retrouverez avec les genoux sous le menton, dans le cas contraire vos pieds ne reposeront pas sur les cale-pieds et vous perdrez donc de l’emprise sur votre fauteuil. Bref… vous l’aurez compris, un fauteuil à votre taille est primordial.
Le fauteuil pour reprendre la comparaison avec les chaussures, est disponible avec des tailles standards, à la différence près que les tailles des chaussures évoluent selon un seul axe : la longueur alors qu’un fauteuil évolue selon trois axes, longueur, largeur et hauteur tous trois paramétrables. Certes, vous avez comme avec les chaussures des produits sur mesure mais ceux-ci sont onéreux et c’est là que le bat blesse. Si vous mettez 600€ dans une paire de chaussures, vous êtes le héros du dancefloor alors que 600€ dans un fauteuil et vous êtes tout juste le héros d’un hôpital ringard.
600€, c’est le montant remboursé par la Sécu, tout dépassement sera, si vous êtes chanceux, remboursé par votre mutuelle, si vous êtes moins chanceux, complété par vous-même. Même pour les plus chanceux le remboursement de la mutuelle est plafonné, j’en ai fait la triste expérience et j’ai dû compléter de ma poche. Être handicapé est une activité de riche…
Choisir votre fauteuil se fait aussi selon votre utilisation. Un carrossage (angle d’inclinaison de vos roues) trop important et même si vous gagnerez en agilité vous ne passerez plus dans les portes. L’environnement dans lequel vous évoluez a donc aussi une influence sur le choix de votre fauteuil.
Allons plus loin, un fauteuil, comme vos chaussures, est considéré par certains comme le reflet de votre personnalité. Ce fauteuil en plus d’être à votre taille doit donc avoir du style et là les prix se mettent à flamber. Rajouter un peu de carbone pour la légèreté, choisir des mains courantes en titane pour le confort et pour la sécurité, choisir un cadre en aluminium pour la résistance et la légèreté et vous vous retrouvez avec une addition salée, très salée, plus de 4400€. Rajouter ces options jouent en faveur du confort mais je me permets aussi de rajouter qu’un mauvais fauteuil peut avoir certaines répercutions médicales. Un fauteuil trop lourd et ce sont vos bras qui trinquent, or ceux-ci ne sont pas faits pour traîner un corps de 80 kilos, c’est le travail de vos jambes. Avec un tel effort vos bras seront plus facilement victimes de blessures fréquentes.
Une autre interrogation sur mon fauteuil, on me demande comment je fais pour freiner… j’utilise mes mains. Des mains courantes en acier et vos mains chauffent quand vous freinez ; en plus d’être douloureux, c’est dangereux. Je choisis du titane qui lui ne chauffe pas et ne refroidit pas non plus… Le titane est une option onéreuse qui vient se rajouter à la longue liste des options…
Ma conclusion, mon épanouissement et mon bon moral ainsi que ma volonté sont largement liés à la très bonne qualité de mon fauteuil. Je regrette que cet état soit si chèrement payé.
Départ : J-73
10:00 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/03/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 8
Bonjour à tous,
C’est quand on croit qu’il n’y en a plus, qu’il y en a encore…
- Je souhaiterai soulever le problème des caniveaux. Leur utilité n’est pas à remettre en cause mais il semblerait toutefois que le concept puisse être amélioré. Lorsque l’eau s’engouffre dans ceux-ci, ils deviennent la hantise des personnes en fauteuil roulant. Il semblerait qu’il y ait toujours dans ce cas une mare ou devrais-je dire un étang qui ait la fâcheuse tendance de se former aux endroits que, nous, les handicapés devons utiliser pour traverser. Je parle bien sûr des rabaissements de trottoir au passage clouté. Cette « grande traversée » pose deux problèmes. Le premier étant que les mains courantes une fois mouillées, n'offrent plus que très d'adhérence aux mains ce qui signifie une perte de contrôle préjudiciable. Le deuxième, étant que nous poussons nos roues avec nos mains, cela s’apparente donc à mettre ses mains dans l’eau du caniveau avec tout son lot de bactéries qu’elle transporte. Admettez que c’est peu hygiénique et fort déplaisant.
- L’ascenseur est souvent le moyen le plus pratique pour une personne en fauteuil d’aller d’un étage à un autre surtout dans les lieux publics. Malheureusement, ceux-ci sont souvent très lents et remplis par des gens qui feraient mieux d’apprécier l’usage de leurs jambes et d’utiliser les escaliers. N’étant pas de nature très patiente, j’ai très vite pris le réflexe de prendre les escalators, beaucoup plus rapides et souvent plus pratiques. Je me suis déjà fait quelques petites frayeurs mais généralement, ça se passe bien.
- Je me suis rendu il y a un an à Amsterdam à l’occasion de l’anniversaire de la reine. Si vous y avez déjà participé, vous savez de quoi je parle quand je dis que les rues sont pleines à craquer. Il y avait notamment une artère qui était totalement bouchée par une foule humaine, une fois engouffré dedans, vous n’avez d’autres choix que de continuer au gré de la marée. Les gens poussent, essaient de se faufiler, jouent des coudes et j’étais au milieu suivant le flot continu de personnes. Une petite bousculade et j’ai bien cru que ça allait être la fin, ne pouvant rien contrôler, transporté par le mouvement de la foule, ma peur s’est dissipée lorsque j’ai vu certaines personnes se mettre autour de moi pour me protéger. La peur ne m’avait tout de même pas rendu sourd, en tout les cas pas suffisamment pour ne pas entendre une personne glisser: "qu’est ce qu’il fout là cet handicapé…"
A vendredi prochain pour de nouvelles aventures…
00:17 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/03/2008
Un défi contre la discrimination et les préjugés
Bonjour à tous,
Cette semaine, je laisse le clavier à une amie qui souhaite s'exprimer et je la remercie. Je vous laisse une fois de plus apprécier.
J'attends votre réaction, votre sentiment, votre expérience à ce propos. N'hésitez pas à laisser des commentaires.
Je me rappelle le jour où j’ai rencontré ce mec, où je l’ai vu apparaître assis dans son fauteuil et où mon regard n’a pu se détacher ; j’ai observé sans pouvoir m’en empêcher, intriguée et gênée à la fois ; je me rappelle surtout que cette gêne a disparu plus vite qu’elle ne s’est déclenchée ; et que quelques minutes ont suffit pour que je puisse me dire que j’étais ridicule et pourtant.
Un simple défi, une manière de se prouver que l’on peut repousser ses limites et que l’on est acteur de ses choix et de sa vie. Je suis impressionnée et cette fois non pas à partir du constat d’un handicap quelconque mais par la volonté de cet homme, par son engagement et son altruisme, par sa prise de position et son courage, parce qu’il est lui et qu’il se refuse à toute complaisance avec une pédagogie et une patience hors du commun.
Refuser le fatalisme, s’accepter et accepter l’autre, améliorer le monde à son échelle, et tendre vers un « vivre ensemble ». Cela parait simple mais cela ne l’est pas tant que ça, sinon nous le ferions tous, non ?
Refuser les préjugés est une chose, œuvrer pour les combattre reste malheureusement trop rare, les mots sont vecteurs de message, mais ne suffisent pas. « Ca m’intéresse mais je n’ai pas le temps » sont les mots qui finalement ressortent du discours de beaucoup. Mais cet engagement appartient à tous et ne demande pas plus de temps que ça, il appartient au quotidien et commence par un changement de notre regard sur les autres….
Par sa prise d’initiative, Yves nous donne à tous une belle leçon d’altruisme qui je l’espère saura faire changer le regard de beaucoup comme il a su faire changer le mien.
Roule ma poule !!!!
Je profite aussi de cet article pour remercier le club Hervé de soutenir le projet HandiKapp-Nord, en le gratifiant d'une bourse.
Départ: J-80
00:53 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14/03/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... Partie 7
Bonjour à tous,
- Une expérience très intéressante et pour le moins originale m’est arrivée un soir à Rotterdam. Je rentrais chez moi après avoir raccompagné une amie, lorsqu’il s’est mis à pleuvoir. Quand il pleut l’adhérence des mains sur la main courante est fortement diminuée et donc le contrôle du fauteuil plus précaire. Lors d’un passage de trottoir, mes roues se sont plantées dans le caniveau et mon fauteuil a basculé en avant. J’ai réussi à me rattraper et heureusement que personne ne m'a vu. M’apprêtant à reprendre mon chemin, comme si de rien était, un fourgon de policier, passant à proximité, s’est arrêté... Les deux policiers à son bord m’ont très gentiment proposé de me ramener chez moi. C’est un geste qui m’a à l’époque énormément touché et je tiens à les en remercier.
- Une petite soirée au restaurant, ça vous dit ? Moi, je dis jamais non ; éviter de cuisiner et goûter de nouveaux plats, rien de tel. Mais à chaque fois, je suis embêté car je sais pertinemment que l’espace entre les tables va être restreint et la circulation dans le restaurant un véritable calvaire. La seule façon pour moi de passer est d’embêter tout le monde et de demander aux clients du restaurant d’avancer leurs chaises, de déplacer leur sac ou pis encore de déplacer leur table, tout ça pour laisser passer mon encombrant fauteuil roulant. Ca m’énerve et je comprends tout à fait que les clients soient embêtés, je tiens donc à remercier ces mêmes clients qui la plupart du temps font montre de patience et de sympathie.
- Nous n’avons pas encore évoqué les trottoirs. Ceux-ci sont un véritable cauchemar lorsqu’ils sont trop hauts et ce aussi bien lorsqu’il faut les monter que lorsqu’il faut les descendre. Pour monter un trottoir trop haut, c’est physiquement impossible sans aide. Pour descendre un trottoir trop haut, c’est toute la colonne qui prend un coup. Très souvent les fauteuils roulants sont condamnés à descendre du trottoir seulement lorsqu’il y a un passage piéton car c'est le seul endroit qui propose une facilité d’accès. C’est pourquoi un automobiliste garé sur un passage piéton a une attitude égoïste et condamnable.
A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures...
21:54 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10/03/2008
Le Projet HandiKapp-Nord et l'ICM
Un petit point sur le projet. Ca avance, ça avance très vite…
Nous avons commencé une collaboration avec l’ICM.
L’ICM, un institut de recherche sur le cerveau et la moelle épinière qui sera le destinataire de la récolte de fonds. En effet, participer à la recherche est une chose qui me tient à cœur. Peut-être que grâce à ce projet et grâce à vous, je pourrais ainsi que plein d’autres paraplégiques, retrouver l’usage de mes jambes.
J’espère que c’est réaliste d’y croire…
« L’ICM est un centre unique au monde qui regroupe en un même lieu les malades, les chercheurs et les médecins ». L’ICM, dont le président est le Professeur Gérard Saillant (il a récemment opéré le footballeur brésilien Ronaldo), c’est une équipe de 600 chercheurs et techniciens qui oeuvreront, à partir de 2009, dans 22 000 m2 de laboratoires sur le site de la Pitié-Salpétrière. Si vous voulez avoir plus d’informations sur cet institut, je vous invite à vous rendre sur leur site: www.icm-institute.org.
Ceci pourrait paraître simple mais trouver un destinataire pour les fonds était beaucoup plus long et difficile qu’il n’y parait. Je suis très heureux avec le choix de l’ICM, j’apprécie leur disponibilité, leur dynamisme, leur stratégie de communication et leur intérêt pour le projet Paris-Nordkapp.
Autre avancée du projet, j’ai reçu les premières donations et ça me touche énormément.
D'autre part, certains médias commencent à revenir vers moi intéressés par l’idée originale du projet, il en va de même pour les sponsors, j’espère que toutes ces pistes vont se concrétiser rapidement.
Je le répète, n'hésitez pas non plus à transmettre le projet autour de vous et si vous pensez que le projet est susceptible d'intéresser un sponsor potentiel et que vous avez des contacts privilégiés au sein de l'entreprise, n'hésitez pas à me faire passer l'info.
Départ: J-87
Vous souhaitez participer à l'aventure en réalisant une donation. Vous pouvez le faire en envoyant un chèque à l'ordre de "Will on Wheels" (mon association) à l'adresse suivante:
Will on Wheels
56 avenue de la République
75011 PARIS
21:55 Publié dans Le projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : icm, moelle épinière, paraplégique, handikapp-nord
07/03/2008
Et si vous étiez en fauteuil roulant... partie 6
Trois nouvelles petites anecdotes cette semaine. N’hésitez pas à réagir si vous estimez que j’ai tort ou si vous pensez à d’autres petites anecdotes.
- A l’époque où je me suis installé sur Paris, je me suis mis en quête de trouver un appartement et après avoir fait une demande à la mairie de Paris, infructueuse, je me suis mis en tête de trouver seul. Grande fut ma déception lorsque au fil du temps je me suis rendu compte que la visite des appartements était loin d’être une chose facile. Ceci d’autant plus lorsque vous recherchez un appartement avec un ascenseur. Or, nombreux sont les ascenseurs qui ne sont pas du tout adapté au fauteuil et nécessite de démonter celui-ci… Je suis sûr que vous-même avez déjà connu ça, le genre d’ascenseur si exigu qu’on ne peut se retourner ou tout juste rentrer à deux. Attention, je suis conscient que cela ne peut pas être changé, cela nécessiterait des aménagements et des coûts très importants, il faut donc juste chercher plus longtemps, beaucoup plus longtemps…
- Les toilettes d’handicapés sont très appréciées quand il y en a. Heureusement, tous les bâtiments récents en sont pourvus. Le problème vient lorsque ces dernières sont occupées, mais c’est normal, les toilettes normales sont aussi souvent occupées. Mais quel scandale lorsque celles-ci sont occupées par un valide. Croyez-en mon expérience, à chaque fois qu’un valide occupe les toilettes pour handicapés, c’est souvent pour y laisser derrière lui une odeur ainsi qu’une vision insoutenable. Une autre raison pour laquelle il est important de ne pas utiliser les toilettes pour handicapés est le fait que les handicapés n’ont pas la même capacité de se retenir que les valides… Donc pensez-y…
- Dernièrement je suis allé pour la première fois à Disneyland Paris, il n’est jamais trop tard, me direz-vous ! En général toutes les attractions étaient accessibles (ce qui est accessible pour moi n’est pas forcément accessible à tous les handicapés). Quelle fut ma surprise lorsque l’accès me fut refusé, à l’une des nouvelles attractions : Crush’s Toaster. En effet, celle-ci est en théorie accessible. En théorie, car en pratique ce n’est pas le cas. Arrivé au pied de cette récente attraction, on m’a demandé de me lever et de « marcher » sur 300m sur un véritable parcours du combattant. Les nombreux escaliers et surtout une foule très importante auraient rendu mes déplacements difficiles, voire impossibles. On m’a dit que cette mesure était pour ma sécurité et était une sorte de test.
Vous aurez donc bien compris que je n’ai pas pu faire cette attraction. Je trouve ça dommage pour une attraction très récente et dite adaptée.
J’ai vu un autre handicapé se faire refuser l’accès au Space Mountain 2 car il ne pouvait pas marcher jusqu’au wagon. J’ai vraiment de la peine, à quoi bon aller à Disneyland si on ne peut même pas essayer Space Mountain 2. Si vous êtes handicapés (et que vous ne pouvez pas marcher un tout petit peu) et que vous avez soif de frissons, Disneyland n’est pas fait pour vous, bien qu'on pourrait penser le contraire d'un parc aussi important et fréquenté.
A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures…
22:00 Publié dans Et si vous étiez en fauteuil roulant... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03/03/2008
L'Europe du Nord
Hier, j’ai effectué un entraînement pour le moins original, c’était effectivement ma première fois sous la pluie ou plutôt sous le crachin. Et je dois dire que c’est très rafraîchissant, vivifiant et presque agréable. Vous me répondrez alors que ce n’était que pour une courte durée et mon avis sera peut-être différent avec une véritable saucée et vous aurez sans doute raison. Je pourrai dire que suis impatient de partir pour vivre toutes ces expériences climatiques à venir, mais je dois admettre que je préférerai que le climat se limite à un ciel bleu et du soleil, il parait que c'est possible, et ce, même dans ces pays. En été, les températures peuvent atteindre les 25, 30 degrés grâce au Gulf Stream qui touche les côtes norvégiennes, au nord c'est la présence du soleil, si soleil il y a, qui réchauffe le climat. En été le soleil ne se couche que très peu, quelques heures par nuit. Malheureusement, dès que la lumière se fait moins forte, les températures en profitent pour s'affaiblir et devenir fraîches, d'autre part, d'une année sur l'autre le climat peut être bigrement différent.
Le périple ne s’arrête pas à une simple expérience climatique. Les pays du Nord que je prévois de traverser ont bien plus à offrir, à commencer par des paysages incroyables dont vous avez pu voir une brève étendue par les quelques photos prises lors d’une précédente visite en Norvège. Le paysage, pour ce qui est de la Norvège, offre un relief prononcé des plus uniques, même si je tenterai d’éviter, tant que possible, les forts dénivelés. Cependant, je ne couperai pas à quelques montées qui me feront revenir à la réalité dans cet environnement magnifique.
L’Europe du Nord c’est aussi une circulation automobile réduite (hors agglomération) permettant d'apprécier le pédalage, sans être pollué par les gaz d’échappement et sans avoir le soucis permanent de faire une rencontre fortuite avec un chauffard. Comme vous avez pu le voir, le handbike étant très près du sol, il est donc difficile d'être vu par les automobilistes.
Mon projet offrira aussi une certaine solitude qui sera une expérience unique mais très certainement enrichissante, j’imagine que cette solitude sera une opportunité d’apprécier à sa juste valeur toutes rencontres avec les autochtones. Des autochtones tantôt danois, tantôt norvégiens ou encore Suédois ou Finlandais. Mais le projet c’est aussi la cause pour laquelle je roule, la recherche pour la moelle épinière, cette cause qui servira de motivation dans les moments durs.
Sans mon handicap, aurais-je pris l’initiative de monter un tel projet, aurais-je été à l’aube de tant de nouvelles expériences ?
Départ : J-94
22:03 Publié dans Avant de partir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note