Il pleut depuis que nous sommes partis. Un finlandais accepte d enous prêter sa cabane pour que nous puissions nous réchauffer au coin du feu.
Nous sommes partis de notre abris et depuis il ne pleut plus. Nous avons même le droit à quelques rayons de soleil mais pour combien de temps.
On n'a presque plus aucune chance de passer à côté de l'orage. Mais les quelques minutes qui précèdent l'orage sont magiques.
Il a fini de pleuvoir. Je règle leminuteur de mon appareil photo et alors que je me jette en dehors de mon fauteuil pour joindre la photo, mon fauteuil se rapproche dangereusement du bord du ponton. Heureusement Lucie est là et le rattrape juste à temps.
Ce matin je sens que ça ne va pas être une bonne journée. Je change mon pneu et m'aperçois de mon rayon cassé.
Il est à peu près 12h00 et nous partons, pour cette journée qui va être douloureuse.
Je viens d'avoir mon accident. Je viens de me relever, je ne sais pas que je saigne et mes muscles étant encore chaud je ne ressens aucune douleur. Ne me demandez pas comment j'arrive à afficher un tel sourire! Avec du recul, je ne comprends toujours pas.
Mon bras me fait mal. Je mange un snickers pour prendre des forces et l'ambulance vient d'arriver. Quant à ces sacs en plastique autour de mes pieds dans mes chaussures c'est une protection supplémentaire contre la pluie et les odeurs...
Plus mes muscles se refroidissent et plus je bouge plus mon épaule, plus ça me fait mal.
Mon bras gauche au repos je ressens pas d'autres douleurs. J'attends le médecin alors que l'infirmier vient de me nettoyer la plaie. Celui-ci est arrivé sournoisement derrière moi avec un bol rempli de compresses trempant dans une sorte de "Vodka". Appliquées sur ma plaie, ces compresses m'ont fait bondir au plafond... Maintenant, au moins, la blessure est propre!